Harry Potter et l’ordre du phénix

harry-potter-tome-5-harry-potter-et-l-ordre-du-phenixAuteur: J.K. Rowling

Edition: Folio junior

Genre: Fantastique, jeunesse

Parution: 2011 (édition Folio)

Pages: 1031

Description: À quinze ans, Harry entre en cinquième année à Poudlard mais il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour. Le ministère de la Magie ne semble pas prendre cette menace au sérieux, contrairement à Dumbledore, le directeur du collège de Poudlard. La résistance s’organise alors autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Lire les chroniques précédentes: tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

Et voilà j’avance petit à petit dans ma lecture de cette saga et j’ai fini le tome qui est, il me semble, le plus gros: l’ordre du phénix. Avec ses 1031 pages je vous avoue que même à moi, grande lectrice, il m’a fait un peu peur. Et pourtant… pour l’instant c’est mon préféré! Etant donné que j’ai vu les films, les premiers livres ne m’ont malheureusement pas surpris. Je n’ai jamais vraiment eu de petits frissons de suspens pendant ma lecture car je connaissais les événements. Mais à partir du cinquième, entre le fait que je ne me souvenais plus vraiment du film et le fait qu’il est quand même assez mal adapté (énormément d’informations très importantes manquent à l’appel), j’ai pu découvrir plein de choses et ça m’a vraiment plu!

D’ailleurs une des choses que j’ai su dès le début et qui m’a fait très plaisir est la nomination d’Hermione et Ron comme préfets de Gryffondor (comment le film a pu omettre un tel événement?!?). Ce qui change d’ailleurs par rapport aux premiers tomes est le laps de temps entre le début du livre et l’arrivée à Poudlard. Il se passe dans ce tome beaucoup plus de choses dans cette période particulière car Harry va se trouver face à différentes difficultés. Puis quand ils arrivent enfin à Poudlard, un grand malheur s’abat: l’arrivée du professeur Ombrage. Alors, je savais que je n’allais pas la supporter… mais alors là! C’est pire que ce que j’aurais pu penser, elle est tellement injuste que j’ai failli arrêter définitivement ma lecture en plein milieu j’étais vraiment énervée par son comportement intolérable. Mais bon… j’ai fini par me décider à continuer quand même et je vous avoue que je suis quand même un peu déçue de sa punition qui me paraît bien trop légère.

Comme d’habitude nous allons suivre différentes intrigues pendant le roman: le commerce des frères Weasley, le grand n’importe quoi d’Ombrage, la relation Cho/Harry (la blague), le club de défense contre les forces du mal, les BUSE, les rêves d’Harry, le comportement bizarre de Dumbledore, le mystère autour d’Hagrid etc. Et même si ce tome fait plus de 1000 pages, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Dans les premières pages (environ la moitié), j’étais dans le même état d’esprit que pour la lecture des premiers tomes, mais passé ce stade je n’ai quasiment pas pu le lâcher. On voit passer les chapitres à une vitesse folle, on veut connaître la suite absolument et j’ai lu ce roman beaucoup plus vite que je n’aurais cru!

Finalement ça y est j’ai enfin eu ce que je recherchais dans les Harry Potter: cette addictivité! Pour l’instant il s’agît de mon tome préféré (alors que je pensais qu’il s’agirait du quatrième tome), plus que deux!

Note 10/10

coup de coeur

La faucheuse

la-faucheuse,-tome-1---futur-parfait-878048-264-432Auteur: Neal Shusterman

Edition: Robert Laffont

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2017

Pages: 493

Description: MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement « glané » par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs. Et bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. 

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, je n’en ai vu que la couverture et elle ne m’a pas vraiment convaincue. Puis au fur et à mesure je voyais l’engouement autour de ce roman augmenter, j’ai donc décidé de jeter un coup d’œil à la quatrième de couverture, oh quelle erreur, il s’est presque aussitôt retrouvé dans ma PAL et je l’ai désormais dévoré.

Il s’avère que j’ai adoré cette lecture pour plusieurs raison. Le monde créé par Neal Shusterman m’a paru très cohérent. L’humanité a découvert le secret de l’immortalité. Il n’y a plus ni guerre, ni famine, ni maladie, on pourrait presque croire à un monde parfait. Cependant il y a un os: si personne ne meurt mais que des enfants naissent, la population va finir par être bien trop importante. La solution qui a été trouvée est de former une communauté de tueurs professionnels: les faucheurs. Ils vont devoir s’occuper de « glaner » aléatoirement et sans parti pris un certain nombre de personnes.

C’est à ce moment qu’arrivent nos deux personnages principaux: Citra et Rowan qui vont devenir contre leur gré (mais bonne nouvelle: seules les personnes qui ne veulent pas être faucheurs peuvent devenir faucheurs) les apprentis de Maître Faraday. Ils vont alors apprendre tous les arts de la mise à mort mais vont également développer toute la compassion dont ils ont besoin.

Bien entendu tout cela serait trop simple sans un peu d’action. La communauté des faucheurs ne comporte malheureusement pas que des gens bien attentionnés et certains n’ont ni compassion ni pitié. Les faucheurs vont alors devoir choisir leur camp. Je ne veux pas trop vous en dévoiler mais suite à une série de péripéties, Citra et Rowan vont devoir se séparer et continuer leur apprentissage chacun de leur côté.

Le roman est écrit à la troisième personne et alterne entre les chapitres avec le point de vue de Citra, ceux du point de vue de Rowan et à chaque fin de chapitre nous pouvons lire un extrait du carnet de bord d’un faucheur (Dame Curie notamment). Cela nous donne des indications sur la manière de penser de différents faucheurs et nous permet à nous, lecteur, de pouvoir prendre du recul et de réfléchir à l’opinion que nous avons de la situation.

L’histoire est aussi fascinante que cruelle. Les moments de glanages sont vraiment intéressants car nous arrivons clairement à faire la différence entre les glanages de Maître Faraday et ceux de Maître Goddard alors que le but final est le même : la mort. L’écriture est pleine de suspens, il y a toujours un élément imprévu qui va permettre à l’auteur de prendre une direction inattendue et de nous tenir en haleine. Il y a juste deux éléments que j’ai réussi à deviner avant de les lire: le sort de Faraday et en quoi consistait l’épreuve finale. Car effectivement, le roman va présenter au fur et à mesure de cette année d’apprentissage les trois conclaves des faucheurs pendant lesquels les apprentis passent à chaque fois une épreuve qui va déterminer s’ils pourront effectivement suivre cette voix.

J’ai bien aimé le système des robes et des patronymes historiques. L’auteur ne cache pas l’horreur des situations et pourtant tout se lit très bien. Les complots « politiques » sont très intéressants. J’ai également apprécié les personnages et notamment l’évolution de Rowan. Le film est en cour d’adaptation par les studios Universal et j’avoue être assez curieuse de voir comment cette oeuvre va pouvoir être adaptée.

En bref, un univers cruel et fascinant porté par une très jolie plume. A découvrir!

Note: 9.5/10

coup de coeur

Le Joyau, T3: La clé noire

le-joyau-tome-3-la-cle-noire-803628-264-432Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2016

Pages: 386

Description: Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire vivent sous le joug de la noblesse du Joyau pour satisfaire leurs moindres caprices. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser les dirigeants cruels et corrompus. Violet a conscience du rôle crucial qu’elle a à jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause : la Duchesse du Lac a mis la main sur sa petite sœur Hazel… Après avoir eu tant de mal à s’échapper du Joyau, Violet va devoir tout risquer pour s’y introduire à nouveau, sauver sa sœur, mais aussi l’avenir de la Cité solitaire…

Lire la chronique du premier tome, du deuxième tome

Et voici le tome de conclusion de cette trilogie, et quelle pure merveille! Je suis vraiment époustouflée, à 100% satisfaite par cette trilogie. Aucun tome ne m’a déçue, ils ont tous su me happer.

Pour parler plus précisément de ce troisième tome, il m’a vraiment interpellé par son intensité, surtout à la fin lors de la grande bataille finale. Et quelle bataille! Je pense que l’on peut dire que c’est un peu une boucherie. Il y a vraiment beaucoup de morts, dont des personnages que l’on connait. Mais ce que j’apprécie c’est que chaque mort est soupesée, est ressentie. La mort n’est pas juste là, sans raison, j’ai trouvé qu’elle avait un but. Celui de nous montrer la portée du sacrifice pour atteindre la liberté à laquelle la Cité Solitaire a droit. De plus, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture de cette bataille, la façon dont les Protectrices utilisent leur pouvoir était vraiment très bien chorégraphiée, réfléchie et surtout les actions étaient très bien retranscrites. Cela m’a vraiment emporté, j’avais l’impression de voir les actions au ralenti. Je voyais chaque image se former dans mon esprit, je me croyais vraiment au sein de la bataille.

Et cela n’aurait pas été possible sans les superbes personnages que nous offre Amy Ewing. J’aime vraiment beaucoup Violet, je la trouve forte, courageuse et pourtant vulnérable. Cependant Ash est un peu moins présent. Comme c’est un personnage que j’aime beaucoup, j’aurais pu dire que je trouvais cela dommage mais, au final, la présence plus soutenue de Garnet nous rend un certain équilibre. Et étrangement, j’ai adoré détester la duchesse du Lac. On arrive presque à la prendre en pitié malgré toute la cruauté qu’on lui connait. J’ai presque failli m’attacher à elle. En revanche un point que j’ai trouvé moins développé est le cas d’Hazel. Au final, une partie de l’intrigue tourne autour d’elle et pourtant on ne la voit presque pas.

Dans ce dernier tome j’ai encore une fois adoré la manière dont l’auteur arrive à nous surprendre, à casser le rythme de son histoire pour reprendre un nouvel élan. Et ce qui est assez touchant dans ce tome c’est la manière dont se dévoile, Lucien – ou Cobalt, comme vous voulez. On apprend à mieux le connaître, ce qui n’avait pas vraiment été le cas dans les deux tomes précédents alors qu’il s’agît d’un personnage essentiel. De plus, j’ai trouvé intéressant que ce tome arrive à nous plonger dans les coulisses des domestiques royaux.

Je ne veux pas vous en dire trop donc je vais m’arrêter là. En tous cas je vous conseille cette saga de tout cœur. J’ai aimé chacun des tomes. L’histoire est originale, cruelle, intense. Les personnages sont attachants et évoluent chacun à leur manière. La plume d’Emy Ewing nous hypnotise, nous surprend, nous comble. Bref, un vrai bon moment de lecture.

Une dernière chose, j’ai lu la nouvelle La maison de la Pierre qui nous dévoile ce qu’à vécue Raven pendant son « séjour ». Elle n’a pas été publiée en format papier, elle est seulement en format numérique mais je l’ai bien appréciée. Cela nous permet de comprendre l’état dans lequel on la retrouve…

Note: 10/10

coup de coeur

Le Joyau, T2: La rose blanche

1507-1Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2015

Pages: 395

Description: Après que la Duchesse du Lac l’a surprise avec Ash, le compagnon loué pour sa nièce, Violet n’a plus le choix : elle doit s’évader du Joyau sous peine d’être exécutée. Accompagnée de sa meilleure amie, Raven, et d’Ash, Violet laisse donc derrière elle cette vie de servitude. Mais personne n’a dit que sortir du Joyau serait une partie de plaisir : à mesure qu’ils traversent les anneaux de la Cité solitaire, les régimentaires les traquent sans pitié, et ce n’est que de justesse qu’ils atteignent le lieu sûr qu’on leur avait promis. Cependant, la rébellion gronde et Violet s’y retrouve malgré elle en plein cœur. Au côté d’un nouvel allié, Violet va découvrir que ses Augures sont largement plus puissants qu’elle ne l’avait imaginé. Mais aura-t-elle pour autant la force de se dresser contre le Joyau et contre tout ce qu’elle a toujours connu ?

Lire la chronique du premier tome

Après la fin explosive du premier tome j’avais vraiment hâte de connaître la suite de cette histoire que je trouve fascinante. Avant de commencer je voudrais, comme pour le premier tome, pointer du doigt cette magnifique couverture. Cette trilogie sera un autre des petits bijoux qui constituent ma bibliothèque.

C’est donc très excitée que j’ai commencé le deuxième tome qui reprend pile au moment de la fin du premier. Et le premier chapitre nous met directement dans le bain: un meurtre!  Mais je ne vous dirais pas de qui mouahaha. Mais dans tous les cas, ce tome s’appuie dans sa première moitié sur la fuite de Violet, Ash et Raven. Cependant cette fuite va se révéler bien plus compliquée que ce qu’avait prévu Lucien! Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette première partie et même dans le tome entier c’est que l’on en apprend plus sur Ash et sur la formation atroce des Compagnons.

Dans la seconde partie du roman que je ne peux malheureusement pas vous dévoiler, ce n’est plus vraiment l’action qui est au premier plan. Nous avons déjà été bien secoués dans les 200 premières pages. L’autre moitié du roman va surtout s’axer sur les révélations! Et je suis vraiment contente de toutes les réponses que nous avons, surtout par rapport à l’origine des Augures. J’ai également adoré l’apprentissage et toutes les découvertes auxquelles Violet a accès. Au niveau des personnages en général, je suis contente de les avoir retrouvé et d’avoir assisté à leurs différentes évolutions.

Mais il y a un point sur lequel je voulais absolument revenir et qui me parait essentiel. Un point qui permet à cette saga et à ce roman d’être exceptionnel. Il s’agît de la plume de l’auteur mais plus spécifiquement de sa capacité à toujours nous surprendre à n’importe quel moment du roman, pas seulement à la fin. A chaque fois que nous avons l’impression qu’une sorte de routine peut se mettre en place, non! Il y a toujours un élément qui va faire boum et relancer l’intrigue. Conséquence: on ne s’ennuie pas une seconde, le récit est vraiment dynamique. On tourne les pages sans s’en rendre compte.

Alors que parfois les deuxièmes tomes peuvent s’avérer décevants, ce n’est absolument pas le cas de La rose blanche qui mêle fuite, magie, révélations, suspens et infinie cruauté. De plus, il permet de mettre sur pied tout le cadre du dernier tome. Il n’y a plus qu’à attendre la fin du mois pour la sortie de La clé noire! Vite, vite, vite…

Note: 10/10

coup de coeur

14-14

Couv 14-14 vdef.inddAuteurs: Silène Edgar et Paul Beorn

Edition: Castelmore

Genre: jeunesse, fantastique, correspondance

Parution: 2014

Pages: 349

Description: A l’aube de la Grande Guerre…

Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l’école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d’échanger du courrier…

Je vous présente de nouveau un livre issu du défi babelio ado+. C’est sans doute celui que j’avais le plus envie de lire, celui qui m’avait le plus intrigué. Et j’avoue que c’est un véritable coup de cœur, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je pensais qu’il s’agissait uniquement d’échanges de lettres, mais pas du tout. Il s’agit d’un roman écrit de manière traditionnelle, si je puis dire, intercalé des lettres d’Hadrien (1914) et Adrien (2014) qui vont chacun influencer la vie de l’autre. Cela permet de pouvoir s’attacher à chacun des deux personnages lors des passages « roman » et de voir une vraie amitié se construire au fil des lettres. D’ailleurs, par rapport aux lettres, j’ai bien aimé que les styles d’écritures soient différents.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dès le début du livre c’est que les deux époques soient clairement différenciées. Certes, au début de chaque chapitre nous avons la date mais même si elle n’était pas précisée, le choix du vocabulaire et des prénoms, de l’ambiance de l’époque et du quotidien des personnages nous fait clairement comprendre à quel siècle nous nous retrouvons. Ce qui est assez drôle d’ailleurs, c’est que pendant une bonne partie du roman- environ la moitié – les personnages ne comprennent pas qu’ils vivent dans des époques différentes. Hadrien pense que son cousin de la ville connait des choses qui n’existent pas à la campagne et Adrien jugeant les manières de son cousin un peu étrange.

Ce qui est très intéressant dans ce roman c’est que même si les personnage sont éloignés d’un siècle entier, certaines problématiques se croisent dans une certaine mesure: la vie sentimentale, la relation avec les parents, les études… Alors que d’autres ne peuvent arriver que dans une seule époque, je pense notamment aux problèmes de santé du frère de Simone. Et chacun va donner des conseils à l’autre pour l’aider à surmonter les différentes épreuves.

Puis inévitablement va arriver la révélation: ils ne vivent pas à la même époque. Le roman prend alors un nouvel élan et une nouvelle dimension. Je ne veux pas en dire trop sur cette partie mais je l’ai adoré. C’est à partir de là que l’on ressent la puissance de l’amitié qui s’est construite entre les deux garçons. Et j’aime l’évolution de ses deux personnages au fil des pages grâce au soutien qu’ils s’apportent l’un l’autre.

Je tiens à finir en parlant de l’écriture que j’ai trouvé très fluide et très agréable, facile à lire. Quand vient la fin, on ne peut plus lâcher ce roman. De plus, j’ai apprécié les images ajoutées à chaque fin de chapitre sur Hadrien, des documents de l’époque très intéressants. En tous cas ce livre peut également être très intéressant à étudier en classe pour évoquer la première guerre mondiale sous un autre angle. Adrien arrive à donner de manière compréhensible plusieurs indications sur la guerre et ce qui est également appréciable dans les chapitres d’Hadrien est de pouvoir se plonger dans le quotidien d’un jeune garçon de 1914.

Je ne sais pas si j’ai réussi à le faire passer dans cette chronique mais ce roman est vraiment très agréable, je suis étonnée de l’avoir autant aimé alors que je ne lis pas souvent ce genre de chose. Il mérite amplement les deux prix qui lui ont été attribués. J’aurais aimé passer encore un peu plus de temps avec Hadrien et Adrien, deux personnages que j’ai trouvé courageux et justes.

En bref, un vrai coup de cœur, une histoire d’amitié très touchante -touchant oui je crois que c’est ce qui résume le mieux ce roman- portée grâce aux lettres de deux garçons qui, malgré 100 ans d’écart, ne sont pas si différents.

Note:  10/10

Le joyau, T1

9782221146224Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2014

Pages: 452

Description: Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet-le lot 197, son nom officiel- va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

J’ai tellement de choses à vous dire sur ce fabuleux premier tome! Tout d’abord je tiens à attirer votre attention sur cette sublime couverture qui fait du livre un véritable petit joyau. Et à mon immense plaisir, le contenu est à la hauteur de l’apparence!

Je ne m’attendais vraiment pas à une telle histoire. Une dystopie originale, fascinante et addictive. J’aime beaucoup l’univers que nous propose l’auteur. Depuis le morcellement de la société, au fonctionnement de la royauté (donc du Joyau) en passant par la Vente aux enchères et la tradition des mères porteuses, j’A-DO-RE. Je me suis régalée à découvrir cet univers cruel dans lequel Violet, le personnage principal, arrive à s’en sortir tant bien que mal. En effet, elle a été diagnostiquée à 12ans en tant que mère-porteuse et à finie vendue telle un vulgaire meuble pour porter l’enfant d’une autre. Mais une des choses qui m’a le plus étonné c’est l’insertion d’un élément fantastique: les Augures. Ce sont les pouvoirs que possèdent les mères-porteuses. J’ai vraiment adoré le concept. J’espère que l’origine de cette particularité nous sera donnée dans la suite de l’histoire, je suis très curieuse.

Passons maintenant aux personnages. J’ai beaucoup aimé Violet, son caractère et sa manière de penser.  J’ai également aimé Annabelle, sa domestique qui est très attachante, je trouve. Mais mon coup de cœur va sans trop de surprise à Ash. A la fois adorable, mais torturé par sa vie sans doute aussi horrible que celle de Violet, on s’attache énormément à lui et à ce couple. Mais attention, ce livre n’est pas une simple romance, pour preuve: elle n’arrive qu’au milieu du livre. L’auteur à pris le temps de développer son univers avant d’y intégrer la romance. Je trouve que c’est un très bon choix car Amy Ewing montre que la romance vient seulement appuyer l’horreur et le calvaire que Violet vit dans le Joyau et elle lui permet de se raccrocher à quelque chose, à un espoir. La romance est d’après moi un outil pour renforcer l’histoire et ça marche très bien. 

Le scénario avance vraiment d’une manière dynamique, dès que la situation se calme, un rebondissement apparaît. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur qui m’a vraiment happée dès la première page et surtout à la dernière page où j’ai -je l’avoue- hurlé en m’apercevant que je n’avais pas le deuxième tome. Cette fin! Mon dieu je ne peux rien vous révéler, mais mon petit cœur s’est mis à accéléré.

Avant de connaitre la fin, je voulais lire La Sirène de Kierra Cass puis reprendre avec le deuxième tome du Joyau. Je ne sais pas si je vais y arriver sachant que je vais recevoir le tome 2 demain mais je vais essayer!

En tous cas, j’ai passé un excellent moment en lisant ce roman, c’est un vrai coup de cœur, ne passez pas à côté!

Note: 10/10

L’élite, T2: Sous surveillance

l--lite,-tome-2---sous-surveillance-540500-250-400Auteur: Joëlle Charbonneau

Edition: Milan

Genre: Science-fiction, dystopie, young-adult

Parution: 2015

Pages: 286

Description:  Après avoir réussi le Test, Cia rentre enfin à l’Université où elle va découvrir sa « matière principale » et la carrière dans laquelle elle devrait se lancer. Cependant, les test ne sont pas finis. Afin de montrer qu’elle est la meilleure et qu’elle est capable, elle devra encore surmonter des obstacles: notamment l’induction, une série d’épreuves inventées par les dernières années. Cia réussit toujours avec excellence et cela va soulever des questions…restera-t-elle dans la course et arrivera-t-elle à changer les choses?

Et voilà, j’ai fini le deuxième tome de cette saga et je ne suis pas déçue! Pourtant ce n’est pas rare que le deuxième tome d’une trilogie soit clairement en dessous du niveau du premier mais pour l’Elite, je n’ai pas eu cette impression, au contraire. L’action met moins de temps à apparaître que pour le premier tome auquel j’avais reproché un départ un tout petit peu long. J’adore cette ambiance d’examen, de tests perpétuels. Et bien sûr, j’ai adoré lire la phase de l’induction: une sorte de bizutage à l’intention des première année mais qui reste dangereux.

Le début du tome 2 est dur pour Cia, elle sait qu’il se trame des choses mais ne se souvient pas de tout pour autant, elle reste donc sur ses gardes et elle a raison. Entre les cours, le stage, la menace du docteur Barnes et les rebelles en tant que cerise sur le gâteau, elle n’a pas le temps de s’ennuyer. Ce que je trouve très fort, c’est que l’auteur arrive à nous faire ressentir la même méfiance que Cia. A chaque fois qu’un personnage s’approche un peu trop, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a de mauvaises intentions, hormis Tomas bien sûr. D’ailleurs Tomas est un peu moins présent dans ce tome!

Il y a tout de même un petit point qui me dérange dans ce tome mais aussi dans le premier. En effet, il y a beaucoup de candidats, de nouveaux arrivent dans le tome 2 qui n’étaient pas présents dans le tome 1 et j’avoue que j’ai parfois du mal à les replacer seulement grâce à leurs prénoms. Et j’arrive encore moins à me souvenir de l’apparence physique de certains. Ce n’est pas grave en soi mais c’est un peu dommage.

La tension est présente tout au long de ce tome 2 et le dernier tome s’annonce mouvementé. Plusieurs coups de théâtre se passent dans les 100 dernières pages. Certains sont plutôt tristes. En tout cas, ce tome se lit encore une fois très vite, j’ai eu du mal à le lâcher. Je suis pressée de découvrir le dénouement de cette histoire qui sera heureux je l’espère!

Mais pour cela il me faut lire le tome 3! Au travail!

Note: 9/10

coup de coeur