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Un palais d’épines et de roses

518yE-7GqlL._SX335_BO1,204,203,200_Auteur: Sarah J.Maas

Edition: La martinière jeunesse

Genre: Romance, fantasy

Parution: 2017

Pages: 521

Description: Partie chasser pour subvenir aux besoins de sa famille, Feyre, 19 ans, abat un loup. Sans le savoir, elle a tué un immortel, créature redoutée par les humains. Et les conséquences ne se font pas attendre. Un être terrifiant se présente chez elle et lui ordonne de la suivre à Prythian, le royaume des immortels. Là-bas, Feyre découvre que son ravisseur n’a rien d’un monstre. Tamlin, c’est son nom, est un puissant seigneur Fae. Chez lui, Feyre est traitée comme une princesse. Mais dans sa prison dorée, elle fait d’étranges découvertes et commence à se poser des questions.

C’est avec un grand plaisir et un petit pincement au cœur que j’écris cette chronique. Je me demande comment j’ai pu si longtemps passer à côté de cette pure pépite. Car je vous le dis directement: il s’agît d’un coup de cœur total.

Alors que je ne lui accordais que peu d’attention, je flânais sur Bookstagram où j’ai vu une lectrice dire que certains lecteurs comparaient cette histoire à La Belle et la Bête. Que n’avait-elle pas dit! Quelque minutes plus tard, je pars chercher le résumé de cette histoire qui m’intrigue et il ne me fallu guère plus de temps pour qu’il se retrouve dans ma PAL de l’été.

Il est vrai que j’ai trouvé de grosses ressemblances avec La Belle et la Bête dans certaines parties de l’intrigue et c’est une des choses qui m’a permis d’apprécier cette histoire. D’autant plus que l’essence même de ce conte que j’adore est terriblement bien respecté. Je parle de l’amour, savoir aimer au-delà des apparences de manière inconditionnelle. Mais bien que cette histoire se rapproche sur certains points du conte que nous connaissons tous, il y a quand même une immense part d’originalité.

Sarah J.Maas a créé un monde enchanteur qui m’a charmé. Sa manière de décrire les paysages est exquise, j’ai cru voyager dans son monde grâce à sa plume enivrante. Feyre, une humaine, va évoluer dans ce monde si beau et pourtant tellement cruel. Elle va devoir apprendre à vivre avec les Fae qu’elle considère au départ comme de simples monstres.

Pourtant, elle va apprendre à les connaitre. Plus particulièrement Tamlin et Lucien. Ai-je vraiment besoin de vous dire à quel point je suis tombée amoureuse? Mystérieux, terriblement beaux, un peu effrayants tout de même et finalement farouchement protecteurs malgré des manières un peu brutales, ils sont tout ce que j’aime. Autant Tamlin et son côté énigmatique que Lucien avec sa langue bien pendue et son insolence qui m’ont fait rire plus d’une fois. Ce sont, tout comme Feyre, des personnages forts au caractère tranché que nous aimons voir évoluer dans leurs relations au fil des pages.

Niveau scénario, j’ai tout autant adoré. Pendant la première partie du roman, l’auteure se plait à ne presque rien nous révéler. Nous sommes aussi perdus que Feyre, nous essayons de deviner ce qu’il peut bien se passer tout en appréhendant un monde dont nous ignorons tout. Mais au fur et à mesure de notre lecture les choses se clarifient, s’intensifient jusqu’à ce que le piège se referme et que nous ne puissions plus lâcher le livre avant de l’avoir fini.

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre en tout points et je pourrais en parler pendant des heures. C’est un coup de cœur infini dont j’ai hâte de connaitre la suite bien que je sache déjà qu’elle brisa sans aucun doute mon petit cœur. Une série à découvrir absolument!

Note: 10/10

coup de coeur

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La fille sans passé

41HvheFgNGL._SX195_Auteur: Sarah Everett

Edition: Castelmore

Genre: Romance

Parution: 2018

Pages: 472

Description: Le souvenir d’un amour est à jamais gravé dans le cœur…Depuis qu’Addison a subi un accident, elle a des trous de mémoire et elle parle à un garçon qu’elle est la seule à voir. Est-elle en train de devenir folle ? Addison décide de s’inscrire à un programme médical qui est censé lui permettre de récupérer la mémoire. Mais rapidement, elle découvre que ce n’est pas sa première visite à la clinique : elle y est déjà venue pour effacer certains de ses souvenirs… Dont le souvenir d’un garçon. Qui est ce garçon ? Pourquoi l’a-t-elle effacé ? L’a-t-elle aimé ? Addison est prête à tout pour le retrouver et retrouver celle qu’elle a été…

J’ai lu ce livre dans le cadre de la masse critique Babelio. J’avoue que, même si je l’avais sélectionné car l’histoire m’intriguait, j’avais un certains nombres d’appréhensions vis-à-vis de ce roman. Déjà parce que l’effacement de la mémoire est un thème que je gère assez difficilement et parce que cela me faisait penser à la trilogie Effacée que j’ai moyennement aimé. Malgré cela, allez savoir pourquoi j’ai quand même voulu lui laisser une chance… Et grand bien m’en a fait!

Finalement cette histoire n’a absolument rien à voir avec Effacée. En fait ce n’est pas une dystopie du tout, c’est un roman contemporain. Addison va subir un accident de bus, rien de trop grave hormis… qu’elle commence à voir un garçon que personne d’autre ne voit! Qui est-ce? Pourquoi le voit-elle? La jeune fille va devoir répondre à ces questions qui l’emmèneront plus loin qu’elle ne l’aurait cru.

Le roman alterne deux types de narration. Celle d’avant l’accident et celle qui se passe après l’accident. Les deux s’imbriquent pour que nous découvrions des éléments essentiels à notre compréhension. J’ai beaucoup aimé la partie avant l’accident. L’histoire d’amour entre Zack et Addison est tendre, touchante, douce comme un petit bonbon. D’habitude les romances contemporaines adolescentes ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Pourtant la plume de l’auteure m’a emporté. Sa manière d’écrire, de décrire les sentiments m’a rappelé des souvenirs et j’avais l’impression d’avoir vécu des choses qu’elle savait décrire à la perfection, comme si elle parlait de moi! C’est un peu flippant dit comme cela mais j’ai vraiment eu la sensation que l’auteure avait su capter les émotions de ses personnages mais au-delà, de ses lecteurs. 

En parallèle nous suivons la vie d’Addison dans le présent. Une vie trouble, triste, ternie par certains secrets que nous découvrons au fil des pages et qui vont s’accorder avec les chapitres du passé. Ce livre traite vraiment de questions que l’on ne se pose pas souvent (en tout cas pas de cette manière). Comment gérer les moments les plus tristes et les plus durs de notre vie? Si nous avions la possibilité de les effacer, le ferions nous? Et si nous le faisions, ne perdrions nous pas une partie de nous-même? Finalement quand j’ai refermé ce livre, j’en ai conclu que les moments difficiles, même si nous aimerions ne jamais en avoir, font partie de notre vie, de notre construction et de notre personnalité. L’oubli n’avancerait à rien, il faut simplement apprendre à avancer avec les expériences positives et négatives qui nous ont construits.

Bref, une histoire d’amour qui m’a touchée grâce aux personnages attachants auxquels j’ai pu m’identifier. Une plume très fluide qui m’a parfois empêché de lâcher le livre et une histoire qui fait réfléchir. C’est un coup de cœur auquel je n’étais pas préparée et que je vous conseille sans hésiter.

Note: 9.5/10

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Le protectorat de l’ombrelle, T4: Sans coeur

le-protectorat-de-l-ombrelle,-une-aventure-d-alexia-tarabotti,-tome-4---sans-coeur-412260-264-432Auteur: Gail Carriger

Edition: Le livre de poche

Genre: Steampunk

Parution: 2014

Pages: 445

Description: Lady Alexia Maccon a de nouveau des problèmes.Sauf que cette fois, elle n’y est vraiment pour rien. Un fantôme fou menace la reine. Alexia mène l’enquête jusque dans le passé de son époux. Pendant ce temps, sa sœur rejoint le mouvement des suffragettes, Madame Lefoux met au point sa dernière invention mécanique et des porcs-épics zombies envahissent Londres, le tout une nuit de pleine lune. Alexia découvrira-t-elle qui tente d’assassiner la reine Victoria avant qu’il ne soit trop tard ? Loups-garous et vampires verront-ils le soleil se lever ? Et qui ou quoi, exactement, a élu résidence dans le deuxième dressing préféré de Lord Akeldama ?

Lire la chronique du tome 1, tome 2, tome 3

Attention si vous n’avez pas lu les tomes précédents, il y aura du spoil!

C’est avec un très grand plaisir que j’ai pu retrouver la saga du protectorat! Je ne pensais pas que cet univers et ces personnages m’avaient autant manqués bien que je n’ai pas mis tant de temps à lire la suite! J’ai vraiment pris conscience en reprenant la lecture de la saga que je l’aimais encore plus que je ne le pensais.

Nous retrouvons donc Alexia dans un état qui durera toute la durée du roman: elle est enceinte! Et qu’elle n’est pas notre surprise quand nous apprenons qu’elle va devoir faire adopter son bébé par Lord Akeldama pour stopper les tentatives d’assassinats vampiriques sur sa propre personne! Cet événement amène un tas de nouveautés que j’ai adoré. A chaque tome, Gail Carriger arrive à nous surprendre, à ne pas nous lasser grâce à un ou plusieurs éléments nouveaux. Et tout cela en gardant une cohérence totale avec le monde dans lequel elle nous plonge.

Encore une fois, Alexia va devoir mener une enquête qui ne va pas l’amener là où elle aurait cru. Et étant enceinte, certaines scènes s’avèrent très cocasses. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce tome c’est que nous avons des révélations importantes! Notamment à propos du professeur Lyall, un personnage que j’aime beaucoup. Ces révélations m’ont surprise et ont, à mon grand plaisir, permis à ce personnage de prendre une toute nouvelle dimension. C’est à ce moment-là que nous comprenons que l’auteure avait tout prévu depuis le début!

Je voudrais également faire un petit clin d’œil au personnage de Biffy que j’aime beaucoup. Son histoire quelque peu tragique nous touche et nous avons vraiment envie qu’il s’en sorte. Et j’ai également été fière de la réaction de Connal, mais je ne vous en dis pas plus!

Tout cela est toujours mené avec cette plume que je ne cesse de louer par d’innombrables superlatif tels que: drôle, charmante, dynamique, ironique, fluide et que sais-je… Je pense pouvoir dire que ce quatrième tome grâce à son action omniprésente, son intrigue, son humour et sa fin explosive est pour le moment mon préféré. Mais j’attends de lire le cinquième avant de donner un avis définitif.

Je lirais donc le dernier tome du protectorat le mois prochain et je sais déjà qu’avec le petit bébé qui est arrivé (et toutes les catastrophes de la fin du tome) il sera de nouveau plein de nouveautés et de rebondissements qui me donnent hâte d’y être!

Note: 10/10

coup de coeur

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Nil, T3: La colère de Nil

nil,-tome-3---la-colere-de-nil-847214Auteur: Lynne Matson

Edition: PKJ

Genre: young-adult, aventure, fantastique

Parution: 2017

Pages: 458

Description: Rives et Skye ont essayé de détruire Nil, mais l’île a survécu… Elle est de retour et, cette fois, elle ne montrera plus aucune faiblesse, plus aucune pitié. Skye doit réussir une fois pour toute à rompre la malédiction. Y parviendra-t-elle, seule ? Qui osera retourner sur Nil ? Qui survivra ? L’ultime bataille a commencé.

Lire la chronique du tome 1, tome 2

C’est avec un pincement au cœur inattendu que je finis le dernier tome de la trilogie Nil. Après un premier opus pas mal et un deuxième qui m’avait vraiment bien plu, cet ultime tome est tout à fait à la hauteur!

Pour commencer je tiens à souligner que l’auteur arrive encore à intégrer de la nouveauté. En effet, nous avons désormais accès à une réelle personnification de Nil. Certains chapitres sont écrits de son point de vue, ce qui m’a vraiment paru très intéressant. Finalement même si beaucoup de secrets ont été révélés dans le tome 2, Lynne Matson n’avait pas fini de nous surprendre!

Un autre point important que je voulais aborder est celui de l’évolution du personnage de Paulo. Dans le premier tome où il apparaît, je l’imaginais un peu comme un enfant complètement perdu qui ne savait pas trop quoi faire. Dans ce tome, je l’ai ressenti homme et non garçon, il m’a semblé grandi et je l’ai bien plus apprécié. Ensuite, bien qu’on ne la voit pas beaucoup, le côté agaçant de Charley que j’avais ressenti durant le premier tome à définitivement disparu. Mais je dois dire que j’adore le couple Skye/Rives. J’ai trouvé que l’auteur arrivait parfaitement à nous transmettre l’intensité des sentiments qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre sans tomber dans quelque chose de niais. Et je dois dire que cet attachement qu’il porte à Skye m’a vraiment fait apprécier Rives du début à la fin.

Au fur et à mesure du récit, nous réalisons que le sous-titre « La colère de Nil » n’a pas été donné à la légère. Effectivement Nil n’est pas commode! Ce qui est également notable, c’est que dans ce tome le décompte des jours n’est pas effectué de la même manière. Dans les deux premiers tomes, au début de chaque chapitre est indiqué le nombre de jours que le personnage a déjà passé sur l’île, alors que dans ce troisième tome nous passons à un système de compte à rebours du temps restant avant l’équinoxe. La variation peut paraître subtile mais elle ajoute, selon moi, un autre élément de nouveauté.

Finalement j’ai beaucoup aimé cette conclusion bien qu’un des personnages que je voulais voir survivre n’a pas réussi (je ne vous dirais pas lequel). L’addictivité est présente tout au long de l’histoire et augmente dans les cent dernières pages. Nil est vraiment une trilogie que je vous conseille !

Note : 9/10

coup de coeur

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U4 – Yannis

Auteur: Florence Hinckel
9782092556153

Edition: Syros/Nathan

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2015

Pages: 401

Description: Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout? peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger… Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…

Rappel: U4 est une série de quatre livres: Stéphane, Yannis, Koridwen et Jules à lire dans l’ordre que l’on veut et écrit en coopération par quatre auteurs français différents. 

Lire la chronique de U4 Stéphane, U4 Jules

Yannis est le troisième livre de la saga U4 que je lis et il est désormais – et de trèèèèès loin- mon personnage et mon tome préféré de la saga bien que je n’ai pas encore lu Koridwen. Après une Stéphane froide et un Jules qui m’a un peu agacée, Yannis est une véritable révélation qui m’a fait totalement redécouvrir cet univers d’une manière vraiment inattendue.

Il faut dire que Yannis est un personnage incroyable. Il est extrêmement sensible et c’est cela qui m’a terriblement charmé chez lui. Serait-ce grâce à la plume féminine de Florence Hinckel? Je ne saurais le dire, mais en tout cas j’ai réussi à m’attacher à Yannis sans aucun problème contrairement à Stéphane et Jules. En parlant de l’écriture, la plume de Florence Hinckel m’a vraiment interpellée car, encore une fois, je l’ai largement préférée à celle des deux autres livres. Chaque page laissait toujours entrevoir une sensibilité certaine qui m’a touchée.

De manière très étrange j’ai également redécouvert Stéphane. Quand on lit le tome qui lui est dédié nous la trouvons assez froide, distante. Mais à travers les yeux de Yannis elle parait tellement mieux que cela, surtout vers la fin où elle nous semble tout simplement lumineuse! Et la relation qu’elle entretient à la fin avec Yannis m’a vraiment plu grâce à cette complicité qui parait si réelle et palpable durant la lecture.

De plus, moi qui n’ai pas encore lu le tome de Koridwen, j’ai découvert énormément de passages qui m’avaient manqués avec les tomes de Stéphane et Jules et cela m’a vraiment plu car c’est aussi un avantage de cette série: nous découvrons à chaque fois un passage d’un autre point de vue. Nous avons des moments individuels avec chaque personnage mais également la combinaison de tous les binômes possible, ce qui est très intéressant.

De manière générale j’ai aimé la plume, l’action, le voyage, mais avant tout j’ai eu un coup de cœur pour Yannis qui est un personnage que je n’oublierais pas de sitôt. A présent je suis curieuse de découvrir Kori qui, malgré la lecture des trois autres livres, reste encore très mystérieuse!

Note: 9.5/10

coup de coeur


Conseils pour l’ordre de lecture

Nous sommes bien d’accord, ce que je m’apprête à écrire n’est pas du tout obligatoire et vous pouvez décider de lire les livres dans l’ordre qui vous plait. Cependant si vous ne savez pas part quel bout commencer, voici mon conseil:

  1. Stéphane: je l’ai lu en premier et je trouve qu’il est très bien à cette place car c’est celui qui nous explique le mieux (et le plus tôt) pourquoi les adolescents ont survécu.
  2. Jules: j’aurais pu mettre Yannis mais comme Stéphane est la première lecture que je conseille, peut-être que lire Yannis juste après ferait un peu trop de répétitions. De plus, lire Jules nous permet de comprendre la situation parisienne du début à la fin ce qui peut impliquer une lecture sensiblement différente du road-trip Stéphane/Yannis.
  3. Yannis: je mets Yannis en troisième position un peu par élimination mais je pense que cette place lui convient bien car il reprend Stéphane et Jules tout en ajoutant des passages inconnus avec Kori qui arrive juste après.
  4. Koridwen: lire Kori en dernier permet de garder le mystère à la fois sur son personnage mais également sur le dénouement de la saga, ce qui me semble très intéressant. De plus, certains passages étant sous-développés dans le tome de Kori je trouverais ça dommage de le lire avant.

 

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Harry Potter et l’ordre du phénix

harry-potter-tome-5-harry-potter-et-l-ordre-du-phenixAuteur: J.K. Rowling

Edition: Folio junior

Genre: Fantastique, jeunesse

Parution: 2011 (édition Folio)

Pages: 1031

Description: À quinze ans, Harry entre en cinquième année à Poudlard mais il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour. Le ministère de la Magie ne semble pas prendre cette menace au sérieux, contrairement à Dumbledore, le directeur du collège de Poudlard. La résistance s’organise alors autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Lire les chroniques précédentes: tome 1, tome 2, tome 3, tome 4

Et voilà j’avance petit à petit dans ma lecture de cette saga et j’ai fini le tome qui est, il me semble, le plus gros: l’ordre du phénix. Avec ses 1031 pages je vous avoue que même à moi, grande lectrice, il m’a fait un peu peur. Et pourtant… pour l’instant c’est mon préféré! Etant donné que j’ai vu les films, les premiers livres ne m’ont malheureusement pas surpris. Je n’ai jamais vraiment eu de petits frissons de suspens pendant ma lecture car je connaissais les événements. Mais à partir du cinquième, entre le fait que je ne me souvenais plus vraiment du film et le fait qu’il est quand même assez mal adapté (énormément d’informations très importantes manquent à l’appel), j’ai pu découvrir plein de choses et ça m’a vraiment plu!

D’ailleurs une des choses que j’ai su dès le début et qui m’a fait très plaisir est la nomination d’Hermione et Ron comme préfets de Gryffondor (comment le film a pu omettre un tel événement?!?). Ce qui change d’ailleurs par rapport aux premiers tomes est le laps de temps entre le début du livre et l’arrivée à Poudlard. Il se passe dans ce tome beaucoup plus de choses dans cette période particulière car Harry va se trouver face à différentes difficultés. Puis quand ils arrivent enfin à Poudlard, un grand malheur s’abat: l’arrivée du professeur Ombrage. Alors, je savais que je n’allais pas la supporter… mais alors là! C’est pire que ce que j’aurais pu penser, elle est tellement injuste que j’ai failli arrêter définitivement ma lecture en plein milieu j’étais vraiment énervée par son comportement intolérable. Mais bon… j’ai fini par me décider à continuer quand même et je vous avoue que je suis quand même un peu déçue de sa punition qui me paraît bien trop légère.

Comme d’habitude nous allons suivre différentes intrigues pendant le roman: le commerce des frères Weasley, le grand n’importe quoi d’Ombrage, la relation Cho/Harry (la blague), le club de défense contre les forces du mal, les BUSE, les rêves d’Harry, le comportement bizarre de Dumbledore, le mystère autour d’Hagrid etc. Et même si ce tome fait plus de 1000 pages, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Dans les premières pages (environ la moitié), j’étais dans le même état d’esprit que pour la lecture des premiers tomes, mais passé ce stade je n’ai quasiment pas pu le lâcher. On voit passer les chapitres à une vitesse folle, on veut connaître la suite absolument et j’ai lu ce roman beaucoup plus vite que je n’aurais cru!

Finalement ça y est j’ai enfin eu ce que je recherchais dans les Harry Potter: cette addictivité! Pour l’instant il s’agît de mon tome préféré (alors que je pensais qu’il s’agirait du quatrième tome), plus que deux!

Note 10/10

coup de coeur

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La faucheuse

la-faucheuse,-tome-1---futur-parfait-878048-264-432Auteur: Neal Shusterman

Edition: Robert Laffont

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2017

Pages: 493

Description: MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement « glané » par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs. Et bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. 

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, je n’en ai vu que la couverture et elle ne m’a pas vraiment convaincue. Puis au fur et à mesure je voyais l’engouement autour de ce roman augmenter, j’ai donc décidé de jeter un coup d’œil à la quatrième de couverture, oh quelle erreur, il s’est presque aussitôt retrouvé dans ma PAL et je l’ai désormais dévoré.

Il s’avère que j’ai adoré cette lecture pour plusieurs raison. Le monde créé par Neal Shusterman m’a paru très cohérent. L’humanité a découvert le secret de l’immortalité. Il n’y a plus ni guerre, ni famine, ni maladie, on pourrait presque croire à un monde parfait. Cependant il y a un os: si personne ne meurt mais que des enfants naissent, la population va finir par être bien trop importante. La solution qui a été trouvée est de former une communauté de tueurs professionnels: les faucheurs. Ils vont devoir s’occuper de « glaner » aléatoirement et sans parti pris un certain nombre de personnes.

C’est à ce moment qu’arrivent nos deux personnages principaux: Citra et Rowan qui vont devenir contre leur gré (mais bonne nouvelle: seules les personnes qui ne veulent pas être faucheurs peuvent devenir faucheurs) les apprentis de Maître Faraday. Ils vont alors apprendre tous les arts de la mise à mort mais vont également développer toute la compassion dont ils ont besoin.

Bien entendu tout cela serait trop simple sans un peu d’action. La communauté des faucheurs ne comporte malheureusement pas que des gens bien attentionnés et certains n’ont ni compassion ni pitié. Les faucheurs vont alors devoir choisir leur camp. Je ne veux pas trop vous en dévoiler mais suite à une série de péripéties, Citra et Rowan vont devoir se séparer et continuer leur apprentissage chacun de leur côté.

Le roman est écrit à la troisième personne et alterne entre les chapitres avec le point de vue de Citra, ceux du point de vue de Rowan et à chaque fin de chapitre nous pouvons lire un extrait du carnet de bord d’un faucheur (Dame Curie notamment). Cela nous donne des indications sur la manière de penser de différents faucheurs et nous permet à nous, lecteur, de pouvoir prendre du recul et de réfléchir à l’opinion que nous avons de la situation.

L’histoire est aussi fascinante que cruelle. Les moments de glanages sont vraiment intéressants car nous arrivons clairement à faire la différence entre les glanages de Maître Faraday et ceux de Maître Goddard alors que le but final est le même : la mort. L’écriture est pleine de suspens, il y a toujours un élément imprévu qui va permettre à l’auteur de prendre une direction inattendue et de nous tenir en haleine. Il y a juste deux éléments que j’ai réussi à deviner avant de les lire: le sort de Faraday et en quoi consistait l’épreuve finale. Car effectivement, le roman va présenter au fur et à mesure de cette année d’apprentissage les trois conclaves des faucheurs pendant lesquels les apprentis passent à chaque fois une épreuve qui va déterminer s’ils pourront effectivement suivre cette voix.

J’ai bien aimé le système des robes et des patronymes historiques. L’auteur ne cache pas l’horreur des situations et pourtant tout se lit très bien. Les complots « politiques » sont très intéressants. J’ai également apprécié les personnages et notamment l’évolution de Rowan. Le film est en cour d’adaptation par les studios Universal et j’avoue être assez curieuse de voir comment cette oeuvre va pouvoir être adaptée.

En bref, un univers cruel et fascinant porté par une très jolie plume. A découvrir!

Note: 9.5/10

coup de coeur

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Le Joyau, T3: La clé noire

le-joyau-tome-3-la-cle-noire-803628-264-432Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2016

Pages: 386

Description: Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire vivent sous le joug de la noblesse du Joyau pour satisfaire leurs moindres caprices. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser les dirigeants cruels et corrompus. Violet a conscience du rôle crucial qu’elle a à jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause : la Duchesse du Lac a mis la main sur sa petite sœur Hazel… Après avoir eu tant de mal à s’échapper du Joyau, Violet va devoir tout risquer pour s’y introduire à nouveau, sauver sa sœur, mais aussi l’avenir de la Cité solitaire…

Lire la chronique du premier tome, du deuxième tome

Et voici le tome de conclusion de cette trilogie, et quelle pure merveille! Je suis vraiment époustouflée, à 100% satisfaite par cette trilogie. Aucun tome ne m’a déçue, ils ont tous su me happer.

Pour parler plus précisément de ce troisième tome, il m’a vraiment interpellé par son intensité, surtout à la fin lors de la grande bataille finale. Et quelle bataille! Je pense que l’on peut dire que c’est un peu une boucherie. Il y a vraiment beaucoup de morts, dont des personnages que l’on connait. Mais ce que j’apprécie c’est que chaque mort est soupesée, est ressentie. La mort n’est pas juste là, sans raison, j’ai trouvé qu’elle avait un but. Celui de nous montrer la portée du sacrifice pour atteindre la liberté à laquelle la Cité Solitaire a droit. De plus, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture de cette bataille, la façon dont les Protectrices utilisent leur pouvoir était vraiment très bien chorégraphiée, réfléchie et surtout les actions étaient très bien retranscrites. Cela m’a vraiment emporté, j’avais l’impression de voir les actions au ralenti. Je voyais chaque image se former dans mon esprit, je me croyais vraiment au sein de la bataille.

Et cela n’aurait pas été possible sans les superbes personnages que nous offre Amy Ewing. J’aime vraiment beaucoup Violet, je la trouve forte, courageuse et pourtant vulnérable. Cependant Ash est un peu moins présent. Comme c’est un personnage que j’aime beaucoup, j’aurais pu dire que je trouvais cela dommage mais, au final, la présence plus soutenue de Garnet nous rend un certain équilibre. Et étrangement, j’ai adoré détester la duchesse du Lac. On arrive presque à la prendre en pitié malgré toute la cruauté qu’on lui connait. J’ai presque failli m’attacher à elle. En revanche un point que j’ai trouvé moins développé est le cas d’Hazel. Au final, une partie de l’intrigue tourne autour d’elle et pourtant on ne la voit presque pas.

Dans ce dernier tome j’ai encore une fois adoré la manière dont l’auteur arrive à nous surprendre, à casser le rythme de son histoire pour reprendre un nouvel élan. Et ce qui est assez touchant dans ce tome c’est la manière dont se dévoile, Lucien – ou Cobalt, comme vous voulez. On apprend à mieux le connaître, ce qui n’avait pas vraiment été le cas dans les deux tomes précédents alors qu’il s’agît d’un personnage essentiel. De plus, j’ai trouvé intéressant que ce tome arrive à nous plonger dans les coulisses des domestiques royaux.

Je ne veux pas vous en dire trop donc je vais m’arrêter là. En tous cas je vous conseille cette saga de tout cœur. J’ai aimé chacun des tomes. L’histoire est originale, cruelle, intense. Les personnages sont attachants et évoluent chacun à leur manière. La plume d’Emy Ewing nous hypnotise, nous surprend, nous comble. Bref, un vrai bon moment de lecture.

Une dernière chose, j’ai lu la nouvelle La maison de la Pierre qui nous dévoile ce qu’à vécue Raven pendant son « séjour ». Elle n’a pas été publiée en format papier, elle est seulement en format numérique mais je l’ai bien appréciée. Cela nous permet de comprendre l’état dans lequel on la retrouve…

Note: 10/10

coup de coeur

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Le Joyau, T2: La rose blanche

1507-1Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2015

Pages: 395

Description: Après que la Duchesse du Lac l’a surprise avec Ash, le compagnon loué pour sa nièce, Violet n’a plus le choix : elle doit s’évader du Joyau sous peine d’être exécutée. Accompagnée de sa meilleure amie, Raven, et d’Ash, Violet laisse donc derrière elle cette vie de servitude. Mais personne n’a dit que sortir du Joyau serait une partie de plaisir : à mesure qu’ils traversent les anneaux de la Cité solitaire, les régimentaires les traquent sans pitié, et ce n’est que de justesse qu’ils atteignent le lieu sûr qu’on leur avait promis. Cependant, la rébellion gronde et Violet s’y retrouve malgré elle en plein cœur. Au côté d’un nouvel allié, Violet va découvrir que ses Augures sont largement plus puissants qu’elle ne l’avait imaginé. Mais aura-t-elle pour autant la force de se dresser contre le Joyau et contre tout ce qu’elle a toujours connu ?

Lire la chronique du premier tome

Après la fin explosive du premier tome j’avais vraiment hâte de connaître la suite de cette histoire que je trouve fascinante. Avant de commencer je voudrais, comme pour le premier tome, pointer du doigt cette magnifique couverture. Cette trilogie sera un autre des petits bijoux qui constituent ma bibliothèque.

C’est donc très excitée que j’ai commencé le deuxième tome qui reprend pile au moment de la fin du premier. Et le premier chapitre nous met directement dans le bain: un meurtre!  Mais je ne vous dirais pas de qui mouahaha. Mais dans tous les cas, ce tome s’appuie dans sa première moitié sur la fuite de Violet, Ash et Raven. Cependant cette fuite va se révéler bien plus compliquée que ce qu’avait prévu Lucien! Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette première partie et même dans le tome entier c’est que l’on en apprend plus sur Ash et sur la formation atroce des Compagnons.

Dans la seconde partie du roman que je ne peux malheureusement pas vous dévoiler, ce n’est plus vraiment l’action qui est au premier plan. Nous avons déjà été bien secoués dans les 200 premières pages. L’autre moitié du roman va surtout s’axer sur les révélations! Et je suis vraiment contente de toutes les réponses que nous avons, surtout par rapport à l’origine des Augures. J’ai également adoré l’apprentissage et toutes les découvertes auxquelles Violet a accès. Au niveau des personnages en général, je suis contente de les avoir retrouvé et d’avoir assisté à leurs différentes évolutions.

Mais il y a un point sur lequel je voulais absolument revenir et qui me parait essentiel. Un point qui permet à cette saga et à ce roman d’être exceptionnel. Il s’agît de la plume de l’auteur mais plus spécifiquement de sa capacité à toujours nous surprendre à n’importe quel moment du roman, pas seulement à la fin. A chaque fois que nous avons l’impression qu’une sorte de routine peut se mettre en place, non! Il y a toujours un élément qui va faire boum et relancer l’intrigue. Conséquence: on ne s’ennuie pas une seconde, le récit est vraiment dynamique. On tourne les pages sans s’en rendre compte.

Alors que parfois les deuxièmes tomes peuvent s’avérer décevants, ce n’est absolument pas le cas de La rose blanche qui mêle fuite, magie, révélations, suspens et infinie cruauté. De plus, il permet de mettre sur pied tout le cadre du dernier tome. Il n’y a plus qu’à attendre la fin du mois pour la sortie de La clé noire! Vite, vite, vite…

Note: 10/10

coup de coeur

Publié dans Coup de coeur, Dernières lectures, Historique, Jeunesse

14-14

Couv 14-14 vdef.inddAuteurs: Silène Edgar et Paul Beorn

Edition: Castelmore

Genre: jeunesse, fantastique, correspondance

Parution: 2014

Pages: 349

Description: A l’aube de la Grande Guerre…

Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l’école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d’échanger du courrier…

Je vous présente de nouveau un livre issu du défi babelio ado+. C’est sans doute celui que j’avais le plus envie de lire, celui qui m’avait le plus intrigué. Et j’avoue que c’est un véritable coup de cœur, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je pensais qu’il s’agissait uniquement d’échanges de lettres, mais pas du tout. Il s’agit d’un roman écrit de manière traditionnelle, si je puis dire, intercalé des lettres d’Hadrien (1914) et Adrien (2014) qui vont chacun influencer la vie de l’autre. Cela permet de pouvoir s’attacher à chacun des deux personnages lors des passages « roman » et de voir une vraie amitié se construire au fil des lettres. D’ailleurs, par rapport aux lettres, j’ai bien aimé que les styles d’écritures soient différents.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dès le début du livre c’est que les deux époques soient clairement différenciées. Certes, au début de chaque chapitre nous avons la date mais même si elle n’était pas précisée, le choix du vocabulaire et des prénoms, de l’ambiance de l’époque et du quotidien des personnages nous fait clairement comprendre à quel siècle nous nous retrouvons. Ce qui est assez drôle d’ailleurs, c’est que pendant une bonne partie du roman- environ la moitié – les personnages ne comprennent pas qu’ils vivent dans des époques différentes. Hadrien pense que son cousin de la ville connait des choses qui n’existent pas à la campagne et Adrien jugeant les manières de son cousin un peu étrange.

Ce qui est très intéressant dans ce roman c’est que même si les personnage sont éloignés d’un siècle entier, certaines problématiques se croisent dans une certaine mesure: la vie sentimentale, la relation avec les parents, les études… Alors que d’autres ne peuvent arriver que dans une seule époque, je pense notamment aux problèmes de santé du frère de Simone. Et chacun va donner des conseils à l’autre pour l’aider à surmonter les différentes épreuves.

Puis inévitablement va arriver la révélation: ils ne vivent pas à la même époque. Le roman prend alors un nouvel élan et une nouvelle dimension. Je ne veux pas en dire trop sur cette partie mais je l’ai adoré. C’est à partir de là que l’on ressent la puissance de l’amitié qui s’est construite entre les deux garçons. Et j’aime l’évolution de ses deux personnages au fil des pages grâce au soutien qu’ils s’apportent l’un l’autre.

Je tiens à finir en parlant de l’écriture que j’ai trouvé très fluide et très agréable, facile à lire. Quand vient la fin, on ne peut plus lâcher ce roman. De plus, j’ai apprécié les images ajoutées à chaque fin de chapitre sur Hadrien, des documents de l’époque très intéressants. En tous cas ce livre peut également être très intéressant à étudier en classe pour évoquer la première guerre mondiale sous un autre angle. Adrien arrive à donner de manière compréhensible plusieurs indications sur la guerre et ce qui est également appréciable dans les chapitres d’Hadrien est de pouvoir se plonger dans le quotidien d’un jeune garçon de 1914.

Je ne sais pas si j’ai réussi à le faire passer dans cette chronique mais ce roman est vraiment très agréable, je suis étonnée de l’avoir autant aimé alors que je ne lis pas souvent ce genre de chose. Il mérite amplement les deux prix qui lui ont été attribués. J’aurais aimé passer encore un peu plus de temps avec Hadrien et Adrien, deux personnages que j’ai trouvé courageux et justes.

En bref, un vrai coup de cœur, une histoire d’amitié très touchante -touchant oui je crois que c’est ce qui résume le mieux ce roman- portée grâce aux lettres de deux garçons qui, malgré 100 ans d’écart, ne sont pas si différents.

Note:  10/10