La faucheuse

la-faucheuse,-tome-1---futur-parfait-878048-264-432Auteur: Neal Shusterman

Edition: Robert Laffont

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2017

Pages: 493

Description: MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement « glané » par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs. Et bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. 

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, je n’en ai vu que la couverture et elle ne m’a pas vraiment convaincue. Puis au fur et à mesure je voyais l’engouement autour de ce roman augmenter, j’ai donc décidé de jeter un coup d’œil à la quatrième de couverture, oh quelle erreur, il s’est presque aussitôt retrouvé dans ma PAL et je l’ai désormais dévoré.

Il s’avère que j’ai adoré cette lecture pour plusieurs raison. Le monde créé par Neal Shusterman m’a paru très cohérent. L’humanité a découvert le secret de l’immortalité. Il n’y a plus ni guerre, ni famine, ni maladie, on pourrait presque croire à un monde parfait. Cependant il y a un os: si personne ne meurt mais que des enfants naissent, la population va finir par être bien trop importante. La solution qui a été trouvée est de former une communauté de tueurs professionnels: les faucheurs. Ils vont devoir s’occuper de « glaner » aléatoirement et sans parti pris un certain nombre de personnes.

C’est à ce moment qu’arrivent nos deux personnages principaux: Citra et Rowan qui vont devenir contre leur gré (mais bonne nouvelle: seules les personnes qui ne veulent pas être faucheurs peuvent devenir faucheurs) les apprentis de Maître Faraday. Ils vont alors apprendre tous les arts de la mise à mort mais vont également développer toute la compassion dont ils ont besoin.

Bien entendu tout cela serait trop simple sans un peu d’action. La communauté des faucheurs ne comporte malheureusement pas que des gens bien attentionnés et certains n’ont ni compassion ni pitié. Les faucheurs vont alors devoir choisir leur camp. Je ne veux pas trop vous en dévoiler mais suite à une série de péripéties, Citra et Rowan vont devoir se séparer et continuer leur apprentissage chacun de leur côté.

Le roman est écrit à la troisième personne et alterne entre les chapitres avec le point de vue de Citra, ceux du point de vue de Rowan et à chaque fin de chapitre nous pouvons lire un extrait du carnet de bord d’un faucheur (Dame Curie notamment). Cela nous donne des indications sur la manière de penser de différents faucheurs et nous permet à nous, lecteur, de pouvoir prendre du recul et de réfléchir à l’opinion que nous avons de la situation.

L’histoire est aussi fascinante que cruelle. Les moments de glanages sont vraiment intéressants car nous arrivons clairement à faire la différence entre les glanages de Maître Faraday et ceux de Maître Goddard alors que le but final est le même : la mort. L’écriture est pleine de suspens, il y a toujours un élément imprévu qui va permettre à l’auteur de prendre une direction inattendue et de nous tenir en haleine. Il y a juste deux éléments que j’ai réussi à deviner avant de les lire: le sort de Faraday et en quoi consistait l’épreuve finale. Car effectivement, le roman va présenter au fur et à mesure de cette année d’apprentissage les trois conclaves des faucheurs pendant lesquels les apprentis passent à chaque fois une épreuve qui va déterminer s’ils pourront effectivement suivre cette voix.

J’ai bien aimé le système des robes et des patronymes historiques. L’auteur ne cache pas l’horreur des situations et pourtant tout se lit très bien. Les complots « politiques » sont très intéressants. J’ai également apprécié les personnages et notamment l’évolution de Rowan. Le film est en cour d’adaptation par les studios Universal et j’avoue être assez curieuse de voir comment cette oeuvre va pouvoir être adaptée.

En bref, un univers cruel et fascinant porté par une très jolie plume. A découvrir!

Note: 9.5/10

coup de coeur

Le Joyau, T3: La clé noire

le-joyau-tome-3-la-cle-noire-803628-264-432Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2016

Pages: 386

Description: Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire vivent sous le joug de la noblesse du Joyau pour satisfaire leurs moindres caprices. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser les dirigeants cruels et corrompus. Violet a conscience du rôle crucial qu’elle a à jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause : la Duchesse du Lac a mis la main sur sa petite sœur Hazel… Après avoir eu tant de mal à s’échapper du Joyau, Violet va devoir tout risquer pour s’y introduire à nouveau, sauver sa sœur, mais aussi l’avenir de la Cité solitaire…

Lire la chronique du premier tome, du deuxième tome

Et voici le tome de conclusion de cette trilogie, et quelle pure merveille! Je suis vraiment époustouflée, à 100% satisfaite par cette trilogie. Aucun tome ne m’a déçue, ils ont tous su me happer.

Pour parler plus précisément de ce troisième tome, il m’a vraiment interpellé par son intensité, surtout à la fin lors de la grande bataille finale. Et quelle bataille! Je pense que l’on peut dire que c’est un peu une boucherie. Il y a vraiment beaucoup de morts, dont des personnages que l’on connait. Mais ce que j’apprécie c’est que chaque mort est soupesée, est ressentie. La mort n’est pas juste là, sans raison, j’ai trouvé qu’elle avait un but. Celui de nous montrer la portée du sacrifice pour atteindre la liberté à laquelle la Cité Solitaire a droit. De plus, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture de cette bataille, la façon dont les Protectrices utilisent leur pouvoir était vraiment très bien chorégraphiée, réfléchie et surtout les actions étaient très bien retranscrites. Cela m’a vraiment emporté, j’avais l’impression de voir les actions au ralenti. Je voyais chaque image se former dans mon esprit, je me croyais vraiment au sein de la bataille.

Et cela n’aurait pas été possible sans les superbes personnages que nous offre Amy Ewing. J’aime vraiment beaucoup Violet, je la trouve forte, courageuse et pourtant vulnérable. Cependant Ash est un peu moins présent. Comme c’est un personnage que j’aime beaucoup, j’aurais pu dire que je trouvais cela dommage mais, au final, la présence plus soutenue de Garnet nous rend un certain équilibre. Et étrangement, j’ai adoré détester la duchesse du Lac. On arrive presque à la prendre en pitié malgré toute la cruauté qu’on lui connait. J’ai presque failli m’attacher à elle. En revanche un point que j’ai trouvé moins développé est le cas d’Hazel. Au final, une partie de l’intrigue tourne autour d’elle et pourtant on ne la voit presque pas.

Dans ce dernier tome j’ai encore une fois adoré la manière dont l’auteur arrive à nous surprendre, à casser le rythme de son histoire pour reprendre un nouvel élan. Et ce qui est assez touchant dans ce tome c’est la manière dont se dévoile, Lucien – ou Cobalt, comme vous voulez. On apprend à mieux le connaître, ce qui n’avait pas vraiment été le cas dans les deux tomes précédents alors qu’il s’agît d’un personnage essentiel. De plus, j’ai trouvé intéressant que ce tome arrive à nous plonger dans les coulisses des domestiques royaux.

Je ne veux pas vous en dire trop donc je vais m’arrêter là. En tous cas je vous conseille cette saga de tout cœur. J’ai aimé chacun des tomes. L’histoire est originale, cruelle, intense. Les personnages sont attachants et évoluent chacun à leur manière. La plume d’Emy Ewing nous hypnotise, nous surprend, nous comble. Bref, un vrai bon moment de lecture.

Une dernière chose, j’ai lu la nouvelle La maison de la Pierre qui nous dévoile ce qu’à vécue Raven pendant son « séjour ». Elle n’a pas été publiée en format papier, elle est seulement en format numérique mais je l’ai bien appréciée. Cela nous permet de comprendre l’état dans lequel on la retrouve…

Note: 10/10

coup de coeur

U4 – Stéphane

9782092556160Auteur: Vincent Villeminot

Edition: Syros

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2015

Pages: 383

Description: Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…

Voici une lecture dont vous avez peut-être déjà entendu parlé. U4 est une série de quatre livres: Stéphane, Yannis, Koridwen et Jules à lire dans l’ordre que l’on veut et écrit en coopération par quatre auteurs français différents. Au début, m’étant mal informée, je croyais que U4 était un récit post-apocalyptique rempli de zombies et il s’avère que je déteste les zombies. Je n’étais donc pas du tout inspirée par cette saga. Vient ensuite le défi Babelio dans lequel ce tome est intégré. Et quelle chance! En fait, il n’y a aucun zombie et il s’agît vraiment d’un univers fait pour moi!

Ce qui m’a vraiment fait plaisir est de pouvoir lire un roman dystopique dans lequel la catastrophe vient de se dérouler. En effet, dans tous ceux que j’ai pu lire (et ils sont nombreux) à chaque fois l’événement qui a causé un changement radical pour l’humanité s’est passé longtemps avant le récit. Alors que dans U4, il vient tout juste d’arriver. Il va donc falloir que les personnages réussissent à survivre dans ce nouveau monde qui ne s’est pas encore reconstruit. Et cela ne va pas être une mince affaire!

Stéphane est le premier U4 que je lis et j’ai bien apprécié le roman pour plusieurs raisons. En plus de l’univers post-apocalyptique très intéressant qui en plus se passe en France (et oui il n’y a pas que l’Amérique qui survivra après la fin du monde \o/ ), j’ai trouvé les personnages intéressants. Stéphane, une jeune fille en quête de sa famille, notamment de son père qui a survécu mais qui l’a malheureusement abandonnée pour essayer de trouver un remède à la pandémie qui a fait succomber 90% de la population planétaire. La jeune fille va donc faire tout ce qu’elle peut pour survivre sans son aide. J’ai bien aimé son caractère bien que je ne me sois pas trop identifiée à elle. Un des points intéressant est de pouvoir assister au croisement des histoires des quatre personnages de la saga. Et ce qui va être génial, j’espère, c’est de pouvoir revivre certains moments avec un autre point de vue. De plus, je pense que tout le monde peut avoir une approche différente de cette saga selon l’ordre dans lequel il lira les livres. 

Au fur et à mesure de l’histoire, Stéphane et ses alliés vont devoir fuir à Paris, elle pour retrouver son père, eux pour se rendre à un rendez-vous donné par le maître du jeu-vidéo WOT, prétendant pouvoir remonter le temps. J’espère pouvoir avoir plus de précisions sur ce rendez-vous dans les autres tomes car à la fin de Stéphane on ne sait pas ce qu’il advient!  D’ailleurs, je ne sais pas trop quoi dire de la fin. Bizarrement elle m’a très bien convenue alors qu’au final les objectifs du personnage ne sont pas vraiment tenu, c’est assez étrange.

En tous cas, j’ai beaucoup aimé lire un livre en version originale, ce qui est assez rare pour moi. J’ai senti que les mots étaient bien ceux choisis par l’auteur. Les chapitres sont assez courts ce qui permet une lecture rapide et dynamique. En fait, j’ai un peu vécu cette lecture comme un film qui se déroulait au fur et à mesure. De plus, les différentes étapes de l’histoire permettent de changer de rythme régulièrement. Pourtant, malgré cela, j’ai peut-être trouvé que le départ était un tout petit peu long le temps de partir de Lyon et idem pour l’arrivée à Paris mais en même temps… je pense que cela sert à nous mettre dans l’ambiance. Nous faire croire qu’une routine peut s’installer pour mieux nous démontrer l’inverse ensuite.

En bref, un livre survival bien écrit et qui se lit très bien. Je vais acheter et lire les quatre, maintenant c’est sûr. Sans être une fan inconditionnelle comme je peux l’être pour Les chroniques lunaires ou Le Joyau par exemple, j’ai passé un très bon moment et j’ai beaucoup aimé cette lecture. Et bien entendu, je vous la conseille.

Note: 8/10

adoetjuniorlogo
Défi babelio

Le Joyau, T2: La rose blanche

1507-1Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2015

Pages: 395

Description: Après que la Duchesse du Lac l’a surprise avec Ash, le compagnon loué pour sa nièce, Violet n’a plus le choix : elle doit s’évader du Joyau sous peine d’être exécutée. Accompagnée de sa meilleure amie, Raven, et d’Ash, Violet laisse donc derrière elle cette vie de servitude. Mais personne n’a dit que sortir du Joyau serait une partie de plaisir : à mesure qu’ils traversent les anneaux de la Cité solitaire, les régimentaires les traquent sans pitié, et ce n’est que de justesse qu’ils atteignent le lieu sûr qu’on leur avait promis. Cependant, la rébellion gronde et Violet s’y retrouve malgré elle en plein cœur. Au côté d’un nouvel allié, Violet va découvrir que ses Augures sont largement plus puissants qu’elle ne l’avait imaginé. Mais aura-t-elle pour autant la force de se dresser contre le Joyau et contre tout ce qu’elle a toujours connu ?

Lire la chronique du premier tome

Après la fin explosive du premier tome j’avais vraiment hâte de connaître la suite de cette histoire que je trouve fascinante. Avant de commencer je voudrais, comme pour le premier tome, pointer du doigt cette magnifique couverture. Cette trilogie sera un autre des petits bijoux qui constituent ma bibliothèque.

C’est donc très excitée que j’ai commencé le deuxième tome qui reprend pile au moment de la fin du premier. Et le premier chapitre nous met directement dans le bain: un meurtre!  Mais je ne vous dirais pas de qui mouahaha. Mais dans tous les cas, ce tome s’appuie dans sa première moitié sur la fuite de Violet, Ash et Raven. Cependant cette fuite va se révéler bien plus compliquée que ce qu’avait prévu Lucien! Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette première partie et même dans le tome entier c’est que l’on en apprend plus sur Ash et sur la formation atroce des Compagnons.

Dans la seconde partie du roman que je ne peux malheureusement pas vous dévoiler, ce n’est plus vraiment l’action qui est au premier plan. Nous avons déjà été bien secoués dans les 200 premières pages. L’autre moitié du roman va surtout s’axer sur les révélations! Et je suis vraiment contente de toutes les réponses que nous avons, surtout par rapport à l’origine des Augures. J’ai également adoré l’apprentissage et toutes les découvertes auxquelles Violet a accès. Au niveau des personnages en général, je suis contente de les avoir retrouvé et d’avoir assisté à leurs différentes évolutions.

Mais il y a un point sur lequel je voulais absolument revenir et qui me parait essentiel. Un point qui permet à cette saga et à ce roman d’être exceptionnel. Il s’agît de la plume de l’auteur mais plus spécifiquement de sa capacité à toujours nous surprendre à n’importe quel moment du roman, pas seulement à la fin. A chaque fois que nous avons l’impression qu’une sorte de routine peut se mettre en place, non! Il y a toujours un élément qui va faire boum et relancer l’intrigue. Conséquence: on ne s’ennuie pas une seconde, le récit est vraiment dynamique. On tourne les pages sans s’en rendre compte.

Alors que parfois les deuxièmes tomes peuvent s’avérer décevants, ce n’est absolument pas le cas de La rose blanche qui mêle fuite, magie, révélations, suspens et infinie cruauté. De plus, il permet de mettre sur pied tout le cadre du dernier tome. Il n’y a plus qu’à attendre la fin du mois pour la sortie de La clé noire! Vite, vite, vite…

Note: 10/10

coup de coeur

Le joyau, T1

9782221146224Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2014

Pages: 452

Description: Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet-le lot 197, son nom officiel- va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

J’ai tellement de choses à vous dire sur ce fabuleux premier tome! Tout d’abord je tiens à attirer votre attention sur cette sublime couverture qui fait du livre un véritable petit joyau. Et à mon immense plaisir, le contenu est à la hauteur de l’apparence!

Je ne m’attendais vraiment pas à une telle histoire. Une dystopie originale, fascinante et addictive. J’aime beaucoup l’univers que nous propose l’auteur. Depuis le morcellement de la société, au fonctionnement de la royauté (donc du Joyau) en passant par la Vente aux enchères et la tradition des mères porteuses, j’A-DO-RE. Je me suis régalée à découvrir cet univers cruel dans lequel Violet, le personnage principal, arrive à s’en sortir tant bien que mal. En effet, elle a été diagnostiquée à 12ans en tant que mère-porteuse et à finie vendue telle un vulgaire meuble pour porter l’enfant d’une autre. Mais une des choses qui m’a le plus étonné c’est l’insertion d’un élément fantastique: les Augures. Ce sont les pouvoirs que possèdent les mères-porteuses. J’ai vraiment adoré le concept. J’espère que l’origine de cette particularité nous sera donnée dans la suite de l’histoire, je suis très curieuse.

Passons maintenant aux personnages. J’ai beaucoup aimé Violet, son caractère et sa manière de penser.  J’ai également aimé Annabelle, sa domestique qui est très attachante, je trouve. Mais mon coup de cœur va sans trop de surprise à Ash. A la fois adorable, mais torturé par sa vie sans doute aussi horrible que celle de Violet, on s’attache énormément à lui et à ce couple. Mais attention, ce livre n’est pas une simple romance, pour preuve: elle n’arrive qu’au milieu du livre. L’auteur à pris le temps de développer son univers avant d’y intégrer la romance. Je trouve que c’est un très bon choix car Amy Ewing montre que la romance vient seulement appuyer l’horreur et le calvaire que Violet vit dans le Joyau et elle lui permet de se raccrocher à quelque chose, à un espoir. La romance est d’après moi un outil pour renforcer l’histoire et ça marche très bien. 

Le scénario avance vraiment d’une manière dynamique, dès que la situation se calme, un rebondissement apparaît. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur qui m’a vraiment happée dès la première page et surtout à la dernière page où j’ai -je l’avoue- hurlé en m’apercevant que je n’avais pas le deuxième tome. Cette fin! Mon dieu je ne peux rien vous révéler, mais mon petit cœur s’est mis à accéléré.

Avant de connaitre la fin, je voulais lire La Sirène de Kierra Cass puis reprendre avec le deuxième tome du Joyau. Je ne sais pas si je vais y arriver sachant que je vais recevoir le tome 2 demain mais je vais essayer!

En tous cas, j’ai passé un excellent moment en lisant ce roman, c’est un vrai coup de cœur, ne passez pas à côté!

Note: 10/10

L’élite, T3: Dernière épreuve

l'elite t3Auteur: Joëlle Charbonneau

Edition: Milan

Genre: Science-fiction, dystopie, young-adult

Parution: 2016

Pages: 277

Description: Cia a découvert les secrets du Test.
Aujourd’hui, elle veut y mettre fin.
Mais elle ne peut pas le faire seule.
À qui peut-elle réellement faire confiance ?
Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

Ca y est, j’ai fini le dernier tome de cette saga! La chronique ne va sans doute pas être très longue car je ne ferais que répéter tout ce que j’ai dit dans mes chroniques des tomes précédents. Ce que j’apprécie c’est qu’il y a une vraie continuité dans l’écriture, dans le suspens que l’auteur arrive à nous faire ressentir du premier au dernier tome. De plus, un autre avantage, moi qui suis pourtant en période de déménagement et qui n’ai pas énormément de temps pour lire, j’ai réussi à le boucler rapidement. Le suspens nous empêche de le lâcher, on veut toujours connaître la suite.

Cia est toujours une battante qui a beaucoup évolué au fil des tomes et qui est consciente de ne plus être la même. Pourtant elle ne sait pas si c’est vraiment une bonne chose vu ce qu’elle a fait pour en arriver là. Ce qui est intéressant dans ce troisième tome, c’est que Cia va tester ses « amis » pour savoir si elle peut avoir confiance en eux et en faire ses alliés. Encore une fois, cela amène une vraie tension.

Au niveau du scénario de ce troisième tome, il se concentre sur la tentative d’abolition du Test. Et donc toute la préparation et le plan pour pouvoir y mettre fin en essayant de ne pas mourir. Dans ce tome, des ennemis et des alliés inattendus font leur apparition.

Il y a tout de même des petits points qui m’ont embêté dans ce tome. Ils se situent surtout à la fin. Cette fin est plutôt ouverte alors que moi j’aime quand les conclusions sont bien détaillées. Au final, on s’en remet plutôt à notre imagination pour la suite des événements. De plus, je trouve que c’est un peu la même chose pour l’histoire d’amour Cia-Tomas. Donc même si la fin est bien, je pense que l’auteur aurait pu aller un peu plus loin.

Ca reste tout de même une très bonne saga dystopique que je vous recommande vivement!

Note: 8/10

L’élite, T2: Sous surveillance

l--lite,-tome-2---sous-surveillance-540500-250-400Auteur: Joëlle Charbonneau

Edition: Milan

Genre: Science-fiction, dystopie, young-adult

Parution: 2015

Pages: 286

Description:  Après avoir réussi le Test, Cia rentre enfin à l’Université où elle va découvrir sa « matière principale » et la carrière dans laquelle elle devrait se lancer. Cependant, les test ne sont pas finis. Afin de montrer qu’elle est la meilleure et qu’elle est capable, elle devra encore surmonter des obstacles: notamment l’induction, une série d’épreuves inventées par les dernières années. Cia réussit toujours avec excellence et cela va soulever des questions…restera-t-elle dans la course et arrivera-t-elle à changer les choses?

Et voilà, j’ai fini le deuxième tome de cette saga et je ne suis pas déçue! Pourtant ce n’est pas rare que le deuxième tome d’une trilogie soit clairement en dessous du niveau du premier mais pour l’Elite, je n’ai pas eu cette impression, au contraire. L’action met moins de temps à apparaître que pour le premier tome auquel j’avais reproché un départ un tout petit peu long. J’adore cette ambiance d’examen, de tests perpétuels. Et bien sûr, j’ai adoré lire la phase de l’induction: une sorte de bizutage à l’intention des première année mais qui reste dangereux.

Le début du tome 2 est dur pour Cia, elle sait qu’il se trame des choses mais ne se souvient pas de tout pour autant, elle reste donc sur ses gardes et elle a raison. Entre les cours, le stage, la menace du docteur Barnes et les rebelles en tant que cerise sur le gâteau, elle n’a pas le temps de s’ennuyer. Ce que je trouve très fort, c’est que l’auteur arrive à nous faire ressentir la même méfiance que Cia. A chaque fois qu’un personnage s’approche un peu trop, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a de mauvaises intentions, hormis Tomas bien sûr. D’ailleurs Tomas est un peu moins présent dans ce tome!

Il y a tout de même un petit point qui me dérange dans ce tome mais aussi dans le premier. En effet, il y a beaucoup de candidats, de nouveaux arrivent dans le tome 2 qui n’étaient pas présents dans le tome 1 et j’avoue que j’ai parfois du mal à les replacer seulement grâce à leurs prénoms. Et j’arrive encore moins à me souvenir de l’apparence physique de certains. Ce n’est pas grave en soi mais c’est un peu dommage.

La tension est présente tout au long de ce tome 2 et le dernier tome s’annonce mouvementé. Plusieurs coups de théâtre se passent dans les 100 dernières pages. Certains sont plutôt tristes. En tout cas, ce tome se lit encore une fois très vite, j’ai eu du mal à le lâcher. Je suis pressée de découvrir le dénouement de cette histoire qui sera heureux je l’espère!

Mais pour cela il me faut lire le tome 3! Au travail!

Note: 9/10

coup de coeur