Publié dans Dernières lectures, Historique, Jeunesse

Titus Flaminius, T3: Le mystère d’Eleusis

51Xg-fm0GaL._AC_UL320_SR228,320_Auteur: Jean-François Nahmias

Edition: le livre de poche jeunesse

Genre: historique, jeunesse

Parution: 2005 (1ère parution)

Pages: 317

Description: Titus Flaminius, jeune patricien romain, part suivre en Grèce les cours de l’Académie, la prestigieuse école fondée par Platon. Il aimerait aussi être initié aux Mystères d’Eleusis, cérémonies secrètes liées au mythe de Déméter. Mais le meurtre d’une jeune fille, au cours d’une célébration religieuse, l’entraîne dans une aventure étrange et inquiétante. Dans ce pays béni des dieux, berceau des arts et de la pensée, Titus Flaminius poursuit sans relâche un meurtrier insaisissable, lors d’une enquête où la vie et la mort se côtoient à chaque instant.

Lire les chroniques du tome 1 et tome 2

C’est avec grand plaisir que je me suis replongée pour la troisième fois dans l’univers de Titus Flaminius. Dans ce nouveau tome, nous ne sommes plus plongés dans le contexte de la Rome antique mais de la Grèce antique! Et je crois que j’aime encore plus la Grèce que Rome!  Encore une fois, l’auteur commence par un avant-propos pour nous expliquer le contexte, la période, ce qu’il s’est passé d’important entre le tome 2 et le tome 3 au niveau historique afin de justifier les péripéties de notre cher Titus. Celui-ci va encore une fois avoir à résoudre une affaire criminelle, presque malgré lui.

Ce qui m’a énormément plu dans cet opus c’est toute l’intrigue autour du mythe de Perséphone, j’adore cette histoire de la mythologie grecque. Si vous ne connaissez pas je vous explique rapidement: Coré, fille de Déméter (déesse de l’agriculture) se baladait dans un champ pour cueillir des fleurs quand soudain le Dieu des enfers Hadès, tombé amoureux d’elle, la kidnappa. Déméter, désespérée, stoppa sont travail et plus rien ne poussa sur la Terre. Zeus voyant cela, parti négocier avec Hadès pour qu’il libère Coré (appelée Perséphone lors de son séjour aux enfers). La malheureuse avait mangé une grenade lors de son séjour et ne pouvait donc plus retourner totalement dans son monde. Mais Hadès accepta qu’elle revienne voir sa mère une partie de l’année. C’est donc suite à cela que les saisons se mirent en place, l’automne et l’hiver quand Perséphone était aux enfers et que Déméter était triste et le printemps et l’été quand Corée était de retour sur Terre.

C’est donc ce mythe qui dirige à la fois l’enquête de Titus et Les mystères d’Eleusis, grande tradition grecque. Le style de l’auteur est encore une fois très fluide, le livre est très bien écrit et l’enquête avance petit à petit, nous menant parfois sur de fausses pistes mais d’autres fois nous donnant des indices importants. Pour ma part, je n’ai encore une fois pas réussi à trouver la solution avant la fin, j’ai même été vraiment étonnée par l’identité du coupable. De plus, j’avais reproché au tome 2 une fin trop rapide, je n’ai pas eu cette impression dans celui là. Pour finir, les personnages sont un peu les mêmes mais des nouveaux font leur apparition tel que Lycos, que j’ai bien aimé!

En bref, c’est un roman très agréable que je vous conseille. Le tome 4 se passe dans l’univers gaulois!

Note: 8/10

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Titus Flaminius, T2: La gladiatrice

Auteur: Jean-François Nahmias51ACSuvKIgL._SX351_BO1,204,203,200_

Edition: le livre de poche jeunesse

Genre: historique, jeunesse

Parution: 2004 (1ère parution)

Pages: 315

Description: Rome, 58 av. J.-C. Une femme rousse habillée en gladiatrice sème la terreur en commettant une série de meurtres. Titus Flaminius, jeune patricien qui a décidé de vouer sa vie à la justice, se met à la poursuite de ce mystérieux assassin. Ses recherches le conduisent à Pompéi, où il décide de se faire lui -même gladiateur afin d’infiltrer les coulisses des jeux du cirque … Titus découvre alors l’univers de « ceux qui vont mourir », où règnent à la fois une cruauté impitoyable et une bouleversante fraternité.

Cliquez ici si vous voulez lire la chronique du premier tome

C’est un plaisir d’avoir retrouvé l’atmosphère de Titus dans ce deuxième tome. Encore une fois, l’ouverture se fait par une scène sanglante des plus sympathiques. D’ailleurs, des scènes comme celle-ci, il y en a bien plus que dans le premier tome. En même temps, vu le thème de celui-ci, il fallait s’y attendre. Le contexte romain est encore très bien décrit et j’arrive vraiment à m’imaginer à cette époque.

Encore une fois j’ai apprécié le roman, même si, a priori, les contextes d’enquête ne m’intéressent pas trop. Au début, Titus est engagé par un romain dont la femme a été assassinée par la gladiatrice rousse – petite parenthèse, le pauvre homme ne connait toujours pas l’identité de la meurtrière à la fin. Mais Titus va aller bien au delà de retrouver qui est cette fameuse tueuse, il va se rendre compte qu’un odieux complot contre Rome est en train d’être mis sur pied! Ni une, ni deux, il part à Pompéi et n’hésite pas à s’engager en tant que Gladiateur! Quel homme… D’ailleurs, avant que le récit ne commence, dans l’édition Le livre de poche jeunesse (et peut-être dans les autres) il y a une double page avec les différents types de gladiateurs (mirmillon, andabate etc) illustrée. J’ai trouvé cela bien pour se rendre compte de leurs armes et de leurs équipements de protection.

J’ai beaucoup aimé la manière dont est menée l’enquête, les rebondissements et la vie à la caserne des gladiateurs. Le combat dans l’arène a sans doute été mon moment préféré bien qu’il soit le plus triste et le plus sanglant. Cependant, j’aurais une chose à redire quant à la fin de ce deuxième tome. Je l’ai trouvé trop rapide et peu détaillée par rapport au reste… J’aurais aimé que l’auteur fasse durer le suspens et le mystère un peu plus longtemps. En tous cas, je compte lire la suite, même si ça ne sera pas dans mes priorités absolues.

En bref, un  très bon tome malgré une fin un peu trop courte. N’hésitez pas à le lire, la lecture est très rapide! Et ne passez surtout pas à côté si vous êtes fan de la Rome antique.

Note: 8/10

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Titus Flaminius, T1: La fontaine aux vestales

Auteur: Jean-François Nahmias9782226140890-j

Edition: le livre de poche jeunesse

Genre: historique, jeunesse

Parution: 2003 (1ère parution)

Pages: 315

Description: Rome, 59 av. J.-C. La vie de Titus Flaminius bascule le jour où sa mère est assassinée. Le jeune homme,avocat, jure de retrouver le coupable. Le voilà qui sillonne la ville, de la Regia où réside le consul César, jusqu’au mystérieux quartier se Subure. Son enquête le conduit à Licinia, une des vestales gardiennes du feu sacré, dont la rare beauté ne laisse pas Titus indifférent. Mais l’amour est interdit à ces prêtresses, sous peine de mort.

Voilà un livre un peu différent de ceux que je chronique d’habitude. Il commence à être un peu ancien puisque sa première parution date de 2003 et c’est un roman historique, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes de lecture. Mais comme j’en avais entendu du bien et que le thème des vestales me plaisait, je me suis laissée tenter. J’ai dans les toutes premières pages été vraiment surprise car le premier chapitre m’a paru plutôt violent pour un roman jeunesse, mais finalement c’est le « pire » qu’il peut y avoir dans le roman.

Nous sommes plongés dans la Rome Antique, sous le consulat de César. Tout au long du livre va se dérouler une enquête qui commencera avec la mort de la mère de Titus. D’habitude je n’aime pas trop ce genre de livre avec enquête, un peu comme les polars mais là, j’ai vraiment voulu savoir la fin. Les indices nous sont fournis au fur et à mesure mais le dénouement est finalement très surprenant. De plus, nous voyageons vraiment dans le temps car l’immersion dans la Rome antique est, je pense, vraiment fidèle à ce qui a pu se faire en ce temps. Autant avec les fêtes, la disposition de la ville, les problèmes sociaux, religieux et politiques etc. Cependant, j’aurais voulu que l’histoire d’amour avec la vestale soit plus présente, c’est un peu dommage.

En bref, du suspens, un dénouement suprenant et une atmosphère antique très intéressante.

Note: 7,5/10