Victorian Fantasy, T2: De velours et d’acier

victorian-fantasy,-tome-2---de-velours-et-d-acier-867363-264-432Auteur: Georgia Caldera

Edition: Pygmalion

Genre: Fantastique, romance

Parution: 2017

Pages: 803

Description: Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.

Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.

Lire la chronique du tome 1

Me voilà de retour avec le deuxième tome de la saga Victorian Fantasy! Et je dois dire que j’ai passé un vrai bon moment avec cette lecture. Il se trouve que ce tome est totalement différent du premier, sachant que nous suivons deux personnages différents: Augustin -le prince que nous avons pu croiser dans le premier tome- et Leopoldine, tout nouveau personnage. Ce que j’ai adoré, c’est que nous appréhendons Augustin totalement différemment dans ce tome. Nous en apprenons plus sur son passé, son caractère, sur ce qu’il est en réalité et je l’ai totalement adoré d’un bout à l’autre du roman. Je pense qu’il est mon personnage coup de cœur dans ce tome. Quant à Leopoldine, c’est un personnage tout à fait original aux particularités inattendues.

Un des points forts du roman est la densité de l’histoire. Georgia Caldera sait poser sa situation et prend son temps pour tout bien amener au bon moment. Et c’est la même chose pour la relation Augustin/Leopoldine qui évolue tout doucement à un rythme cohérent. Je suis vraiment contente que l’auteure ait réussi à ne pas aller trop vite.

J’ai également apprécié l’évolution des deux personnages au fil des pages. Elle est réellement phénoménale. Les personnages grandissent, se découvrent, évoluent sur tous les plans possibles. Et je pense que c’est aussi pour cela que nous arrivons à nous y attacher sans difficultés.

Il y a seulement une chose qui m’a embêté: j’aurais voulu plus de liens avec le premier tome. En effet, nous apercevons Andraste et Thadeus seulement dans les toutes dernières pages. Certes, ils ont un rôle clé dans la partie du roman dans laquelle ils interviennent mais ils sont tout de même trop peu présents dans l’ensemble du roman, à mon sens.

Enfin, je suis un peu embêtée à l’heure où j’écris cette chronique car, pour l’instant, un tome 3 n’est toujours pas annoncé alors que je veux absolument connaître la suite de cette histoire qui mérite d’être une fois pour toute terminée, et permettre que les deux premiers tomes soient reliés en bonne et due forme!

Dans tous les cas, c’est un roman -et une saga- que je vous conseille. Des personnages attachants et sexys ainsi qu’une plume extrêmement agréable qui permet de nous emmener dans d’incroyables aventures!

Note: 9/10

Forever Young

Résultat de recherche d'images pour "forever young livre"Auteur: Charlotte Orcival

Edition: auto-édition par Amazon

Genre: Young-adult, romance

Parution: 2015

Pages: 287

Description: En 1984, l’été de ses treize ans, Anna, la petite parisienne aux origines polono-ardéchoise, voit sa vie transformée. Premièrement, elle entre dans la phase mythique de l’adolescence et peut enfin espérer qu’une vie plus vivante ne commence. Deuxièmement, sa famille la déracine de son Paris d’enfance pour une Bretagne aussi exotique qu’hostile avec comme handicap supplémentaire de faire sa rentrée dans un collège où sa propre mère officie en tant que prof de maths. L’horreur. 
Mais bientôt, Anna tourne cette nouvelle vie à son avantage et découvre ce que ça veut dire vraiment d’être adolescente. Et Anna va nous le rappeler, page après page. Voilà donc l’histoire de Anna et avec elle, de toutes les premières fois du monde qui, comme nous le savons tous, sont sans retour. Sauf que justement, au moment où nous les vivons, nous ne le savons pas encore, qu’elles seront sans retour… 

Je vous présente aujourd’hui une lecture un peu spéciale qui m’a été offerte et que j’ai lu sous format numérique. Tout d’abord, je voudrais prévenir qu’il ne faut pas forcément vous fier à mon unique avis quant à ce livre car malheureusement il s’agît d’un genre que je n’apprécie que très peu voire pas du tout donc automatiquement… ma critique ne va pas contenir énormément d’arguments qui vous donneront envie de le lire mais je vais vous expliquer tout ça.

Moi qui adore et qui ne lis presque qu’exclusivement de la littérature de l’imaginaire, je me suis retrouvée face à un récit d’adolescence, assez ordinaire par rapport aux romans pleins de créatures fabuleuses que j’ai l’habitude de lire. Mais finalement ce livre m’aura fait prendre conscience d’une chose -ce que je trouve déjà très bien. En effet, je me demandais pourquoi les gens aimaient ce type d’histoire: ordinaire dans le sens où tout le monde vit plus au moins ce qui est décrit dans ce genre de récits. Mais justement j’ai cru comprendre: ce livre a pour effet inévitable de vous faire revivre votre adolescence, cela m’a paru comme une évidence. Chacun, il me semble, peut y retrouver un souvenir plus ou moins ressemblant dans son propre vécu. Et peut-être est-ce cela l’intérêt? Nous permettre de nous remémorer des souvenirs? Nous faire revivre certains moments de notre adolescence plus ou moins lointaine selon l’âge du lecteur?

Le hic… c’est qu’en plus de n’y trouver aucun soupçon de dragon ou autres éléments farfelus, cet effet de remémoration d’adolescence n’est pas forcément quelque chose que j’aime particulièrement. C’est pourquoi je pense que ce livre peut plaire soit à des lecteurs qui sont en plein dans cette tranche d’âge et qui peuvent à 100% s’y retrouver, à mon avis. Ou bien des lecteurs plus âgés dont le but est de se replonger dans cette période.

Passons maintenant au livre en soi. Je dirais tout d’abord que j’ai trouvé l’écriture plutôt fluide. En effet, le texte se lit tout de même assez vite. J’ai eu la sensation que les mots étaient ceux d’une adolescente relatés par une adulte, ce qui je pense était le but recherché. L’effet était intéressant et permettait ne pas tomber dans le simplisme comme j’ai pu le voir dans d’autres romans du genre. Cette écriture permet de donner aux personnages une dimension appréciable, les relations sont bien mises en place dès le début et leurs interactions m’ont semblé tout à fait crédibles. 

Mais concentrons nous sur le point d’orgue du roman: la relation Anna/Julien. Je vous avoue avoir eu beaucoup de mal… Ces allés-retours incessants entre « je t’aime bien »… « ah non, on se fait la tête »… « je te reparle »… « ah non, je sors avec une autre fille » etc etc etc m’ont tout simplement exaspérés et j’ai cru que j’allais abandonner ma lecture. Finalement je me suis accrochée et heureusement, leur relation finit par évoluer et la lecture m’a semblé plus agréable à partir de ce moment là.

Un autre point sur lequel j’aimerais attirer l’attention est l’année dans laquelle se déroule l’histoire: 1984. J’ai trouvé cette date intéressante car elle permettait à ce livre de se distinguer des quelques lectures de ce genre que j’ai pu faire. En effet, tout l’aspect sms et réseaux sociaux est, par le fait, inexistant. Cela amène, je pense, une fraîcheur et une certaine nostalgie à cette histoire. Et d’un autre côté, je pense aussi que c’est à cause de cette date que je ne suis pas totalement rentrée dans ce livre, ayant moi-même vécu mon adolescence plutôt dans les années 2000/2010. Mais cela démontre bien, à mon sens, que peu importe quelles technologies sont employées, les sentiments restent identiques et tout le monde sera un jour ou l’autre dans le même type de situation.

Finalement, je pense pouvoir dire qu’il s’agît d’un roman sympathique à lire pour l’été mais qui n’était pas du tout fait pour moi, ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas apprécié.

Note: 4/10

 

 

Library jumpers, T2: La gardienne des mensonges

51bpors7c1l-_sx309_bo1204203200_Auteur: Brenda Drake

Edition: Lumen

Genre: Fantastique, romance, young-adult

Parution: 2017

Pages: 474

Description: Quand le Conseil des mages envoie Gia dans une petite ville du Connecticut, elle croit d’abord que vivre sous protection avec sa famille, ses amis – et, en bonus, Arik en personne – ne devrait pas s’avérer trop désagréable. Mais la déception ne tarde pas : non seulement son meilleur ami, Nick, a du mal à contrôler de tout nouveaux pouvoirs plus qu’inquiétants mais, en plus, Gia est contrainte de vivre sous le même toit que Deidre, sa jumelle en apparence, avec qui elle ne s’entend pas du tout… Sans compter qu’Arik semble s’intéresser d’un peu trop près à l’une de leurs jeunes voisines !

Bien décidée à retrouver les Chiavi manquantes – ces clés magiques qui sont leur seul espoir –, la jeune Sentinelle, accompagnée de Nick, visite en secret certaines des plus belles bibliothèques de la planète. Mais le sort s’acharne : elle déclenche au détour d’un couloir sombre un piège qui l’expédie vers une bien mystérieuse destination. Pour retrouver les siens, Gia va être contrainte de faire un sacrifice, un choix terrible qui lui coûtera un être cher.

Lire la chronique du tome 1

Je me suis enfin attelée au deuxième tome de la saga Library Jumpers. Alors… Il y a de bonnes choses et il y a de moins bonnes choses. Je commence par le positif et je nuancerai par la suite. J’ai passé un bon moment en lisant ce livre, la quête des Chiavi continue et Gia voit son cœur déchiré entre Arik et Bastien (c’est un point positif pour moi car j’adore les triangles amoureux). L’écriture est plutôt fluide et se lit assez vite.

Malheureusement j’ai trouvé que ce tome, à l’instar du premier, manquait encore un peu de profondeur. Dans un premier temps, je dirais qu’il a mis trop de temps à démarrer. Il nous faut plus de 150 pages avant d’être enfin ancrés dans l’action. Puis s’en suit un enchaînement de scènes d’actions et de scènes plus calmes. J’ai eu une impression de manque de fluidité pendant ma lecture.

Pour en revenir au triangle amoureux, j’ai trouvé que Brenda Drake l’a étrangement amené. Pour moi tout l’intérêt de cette situation est que les deux hommes sont amenés à « se battre » pour conquérir la belle demoiselle dont le cœur balance douloureusement. Or, ici, Gia va d’abord être à 100% (ou presque, je dirais… 93%) avec Arik et suite à un véritable drame, va se réfugier doucement dans les bras de Bastien (et elle aura bien raison!). Mais la confrontation n’arrive qu’à la fin du roman lors de la révélation d’Arik… et je vous avoue que pendant les 3/4 du livre j’étais team Bastien mais à la fin je me suis retrouvée aussi perdue que Gia… une vraie torture. Et même après avoir fini ma lecture, je ne sais toujours pas pour quelle team je suis finalement!! Sur ce point l’auteur a plutôt bien joué.

Je n’ai pas trop réussi à apprécié le personnage de Nick -pourtant essentiel dans le scénario, je le trouve sous-exploité- et je persiste à dire que le roman aurait gagné à être écrit à plusieurs voix et dans ce cas précis, j’aurais vraiment voulu avoir le point de vue de Nick. J’aurais voulu en savoir plus, le voir évoluer de plus près pour jauger par moi-même l’éventualité de son passage du côté obscur. D’après moi, cela aurait vraiment été la solution à ce problème de manque de profondeur que je perçois.

Pour le reste, je dirais que c’est une lecture divertissante qui reste agréable malgré un départ trop lent. J’espère que le tome 3 ne va pas trop se faire attendre (la date de sortie n’est toujours pas annoncée).

Note: 7.5/10

L’histoire de la Bête

41hdzte0icL._SX258_BO1,204,203,200_Auteur: Serena Valentino

Edition: Hachette

Genre: Fantastique, romance

Parution: 2017

Pages: 190

Description: C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle.
Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

Fan de La Belle et la Bête, je n’ai pas pu résister à me procurer L’histoire de la Bête. En plus d’être un très bel objet livre j’étais curieuse de voir comment cette histoire allait être menée. Pour tout vous dire, j‘ai dévoré ce petit roman comme un bonbon. J’ai pris mon dimanche et je l’ai lu presque sans m’arrêter. L’écriture est agréable et très fluide et nous replonge dans cette belle histoire sous un point de vue légèrement différent.

L’histoire commence alors que Belle est déjà au château mais rapidement nous plongeons dans les souvenirs du Prince, avant que la malédiction soit jetée. Gaston apparaît alors car il s’agît d’un ami d’enfance du Prince, ce que nous comprenons vite étant donné la description qui est faite du Prince. Puis au fur et à mesure, nous pouvons constater à quel point le Prince s’avère odieux, nous découvrons l’enchanteresse et (nouveauté:) ses trois sœurs qui m’ont fait penser aux Moires de la mythologie grecque et plus précisément du dessin animé Disney Hercule. En effet, ce livre fait référence en quelques petites touches à d’autres dessins animés Disney notamment Cendrillon et La petite sirène par exemple, ce que j’ai trouvé très sympa.

Ce qui est appréciable dans ce livre c’est qu’à la fois il peut prendre une certaine distance avec le film par rapport à la manière dont l’enchantement a été élaboré, il rajoute également un personnage important: la princesse Tulipe. Mais d’autre part il peut être tout à fait identique notamment dans certains dialogues. J’ai parfois eu l’impression de voir le film se dérouler sous mes yeux, ce que j’ai particulièrement aimé car j’avais l’occasion de le ressentir sous un autre angle.

Au final nous voguons entre les souvenirs de la Bête nous expliquant comment s’est déroulé le début de la malédiction puis l’histoire d’amour entre la Belle et la Bête jusqu’à la fin de l’histoire que nous connaissons. Tout cela est entrecoupé par la manipulation des trois sorcières qui veulent voir La Bête mourir.

Bref, je suis vraiment très contente d’avoir pu lire cette histoire et je la recommande sans hésiter à tous les fans de ce conte éternel.

Note : 9/10

Victorian Fantasy, T1: Dentelle et nécromancie

victorian-fantasy,-tome-1---dentelle-et-necromancie-466480-250-400Auteur: Georgia Caldera

Edition: J’ai lu

Genre: Fantastique, romance

Parution: 2014

Pages: 541

Description: D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Andraste, issue d’une longue lignée de sorcières, vit dissimulée aux yeux du monde. Son univers restreint ressemble à s’y méprendre à une cage dorée, elle qui ne rêve que de s’envoler. C’est alors qu’une invitation de la main même de la Reine vient bousculer les plans de sa grand-mère qui dirige la famille d’une main de fer. Et, une requête royale ne se refuse pas… à moins de souhaiter perdre la tête. Sa découverte du monde commence, très loin de ce qu’elle imaginait. La cour est pleine de danger, de rumeurs et de règles qu’elle ne maîtrise pas. Mais sa plus grande erreur est de succomber au regard aussi noir que la nuit de lord Thadeus Blackmorgan…

Absolument charmée par cette magnifique couverture et intriguée par le résumé, cela faisait tout de même un certain temps que Victorian Fantasy traînait dans ma PAL. Et cela pour une bonne raison: le deuxième tome ne sort que dans un mois!

C’est une histoire que j’ai trouvé d’un premier abord complexe, avec différentes intrigues, mais finalement je dirais qu‘il y a une intrigue principale entremêlée de problèmes sous-jacents. Je m’explique: l’intrigue principale relève de la relation entre Andraste et le beau Thadeus. Le roman est écrit à la troisième personne et principalement de leur deux points de vue. Les ambitions de la Reine Victoria -qui veut marier son fils avec Andraste- viennent s’ajouter à cette histoire alors même qu’un mystère (qui nous tient tout au long du roman) nous indique qu’une menace plane sur les Elues de la nuit. En revanche, j’ai trouvé que les intrigues politiques auraient pu être intéressantes à développer, là je suis un peu restée sur ma faim, j’aurais voulu en savoir plus sur le peuple des Berserks.

Par rapport aux personnages je les ai beaucoup aimé. Andraste, bien qu’assez candide à cause de son enfermement s’affirme de plus en plus au fil de l’histoire. Et heureusement car face au sombre nécromancien Thadeus Blackmorgan, il faut du répondant! Un personnage aussi torturé que cinglant et pourtant si vulnérable à certains moments. En vrai je pense que si je le voyais vraiment un jour il me ferait peur mais dans le bouquin, il est classe!

J’ai également apprécié l’ambiance du roman, je l’ai trouvé bien écrit. Cette immersion du fantastique dans le monde victorien m’a paru fort sympathique. Et les petites notes d’érotisme étaient aussi agréables que bien écrites. Finalement, mon seul regret c’est que j’aurais voulu que certaines intrigues soient plus approfondies ou alors traitées différemment. De plus, je trouve la fin bien mais la toute dernière page si ce n’est les dernières lignes m’ont laissé perplexe. Je me demande ce que cela va apporter pour reprendre le tome 2.

De bons personnages, un univers bien développé, une bonne écriture… En tous cas je vous le conseille!

Note: 8/10

Library jumpers, T1: La voleuse de secrets

library-jumpers-tome-1-la-voleuse-de-secrets-777484-264-432Auteur: Brenda Drake

Edition: Lumen

Genre: Fantastique, romance, young-adult

Parution: 2016

Pages: 493

Description: Gianna a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Elle visite pour la première fois l’Athenæum, l’une des plus anciennes bibliothèques de Boston quand elle remarque le comportement étrange d’un mystérieux jeune homme. L’inconnu finit même par se volatiliser presque sous ses yeux, penché sur un volume des Plus Belles Bibliothèques du monde. Lorsque Gia s’approche à son tour de l’ouvrage, elle se retrouve transportée de l’autre côté du globe, à Paris, dans une magnifique salle de lecture dont une bête menaçante arpente les rayons.

La jeune fille vient de mettre le doigt dans un terrible engrenage : une poignée de bibliothèques anciennes mène en effet vers un monde où magiciens, sorcières et créatures surnaturelles s’affrontent depuis des siècles pour éviter que le peuple des hommes ne découvre leur existence. Gia apprend qu’elle est l’une des Sentinelles chargées de protéger cette société secrète. Pire encore, qu’elle est la fille de deux de ces guerriers d’exception et que sa naissance n’est autre que le présage de la fin du monde.

Voilà un roman dont j’avais un peu entendu parlé mais que j’hésitais pourtant à lire pour une raison toute bête: j’avais commencé une série télévisée sur le thème de bibliothèques fantastiques avec des objets à protéger qui s’était avérée être une catastrophe. Donc j’avais une appréhension pour ce roman. Mais heureusement La voleuse de secrets est loin d’être une catastrophe.

J’ai bien aimé l’univers créé par l’auteur, le principe de pouvoir sauter dans les livres et voyager de bibliothèque en bibliothèque. Idem pour le concept des Sentinelles qui protègent les bibliothèques et empêchent les autres créatures de s’en prendre au monde des humains. Et j’ai également apprécié le principe et la diversité des globes de combat. Bref, l’univers est très sympa.

Par rapport à l’histoire en soi, nous suivons Gianna -Gia- qui pensait être humaine mais pouf! Eh ben pas du tout… Elle est en fait une Sentinelle dont la naissance n’aurait pas dû arriver car l’union entre Sentinelles est interdite depuis qu’une prophétie a prédit que la fin du monde serait causée par la progéniture de deux Sentinelles. Bref elle découvre un tout nouveau monde et avec ceci Arik, un très beau jeune homme. Par rapport à leur relation je ne l’ai pas trouvé assez approfondie. L’auteur n’a pas su prendre son temps pour construire cette relation, d’après moi. J’ai juste eu l’impression que pouf il est beau, pouf il a de beaux yeux et c’est parti. J’ai trouvé ça dommage même si évidement j’aime bien ce personnage qui lutte contre son attirance pour Gia à cause des lois sans tout à fait y parvenir. Le personnage de Gia est plutôt sympa même si je n’ai pas compris son entêtement à vouloir retourner à sa vie d’avant car mis à part le fait que le risque de décès est plutôt élevé, être une Sentinelle, c’est classe!

Par rapport au scénario, je l’ai trouvé bien mais comme il y a pas mal de choses de développées au fur et à mesure de l’histoire je pense que le roman aurait gagné à être écrit à plusieurs voix. Celui de Gia, un personnage du camp de Conemar et pourquoi pas celui de Arik ou un des deux amis humains de Gia. Certaines explications et/ou révélation auraient pu prendre plus de profondeur en ayant le point de vue de différents personnages.

Donc pour ce tome ce n’est pas un coup de cœur mais c’est une lecture que j’ai réellement appréciée et que je vous conseille!

Note: 8/10

La Sirène

la-sirene-814574-250-400Auteur: Kiera Cass

Edition: Robert Laffont

Genre: young-adult, fantastique, romance

Parution: 2016

Pages: 360

Description: Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l’Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l’entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?

Après avoir vraiment adoré la saga de La Sélection, du même auteur, j’étais vraiment curieuse de découvrir son tout premier roman: La Sirène. C’est assez étrange car je ne saurais pas vraiment trouver exactement le bon mot pour vous dire ce que je pense de ce roman.

Je vais commencer par dire ce que j’ai aimé. Le système des sirènes, de la création de leur robe, la personnification de l’Océan et leur moyen de communiquer, autrement dit l’univers créé par Kiera Cass, m’a plu. Son système m’a paru plutôt cohérent.

Malheureusement je vais maintenant passer à ce qui m’a un peu plus embêté… Kahleen, le personnage principal, ne m’a pas forcément plu. Je trouve que l’histoire d’amour est trop tortueuse et que le roman fini parfois par partir dans tous les sens. De plus, le lien entre les sirènes et l’Océan m’a quelque peu déstabilisé. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un lien tellement particulier, tellement spécial que nous -simple humain- ne pouvions vraiment en capter l’essence pure. Donc cela m’a fait prendre une certaine distance par rapport aux personnages.

En fait, je pense pouvoir dire que même si cette lecture n’est pas désagréable en soi, je l’ai beaucoup moins apprécié que La Sélection. Je n’ai pas réussi à retrouver cette sensation de « cocon ». Et encore une fois, je trouve que La Sirène manque de structuration. Je pense qu’il aurait été plus intéressant d’axer l’histoire sur les cent ans à vivre de Kahleen avec tout ce qu’elle vit plutôt que de s’axer sur une partie de sa vie en particulier… enfin sachant qu’elle passe une partie de son temps à déprimer ça n’aurait sans doute pas été très intéressant…

En tous cas, c’est un premier roman juste correct mais qui ne m’a pas transporté autant que je l’aurais voulu malgré quelques bonnes idées.

Note: 6.5/10