U4 Jules

9782748516593Auteur: Carole Trébor

Edition: Syros

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2015

Pages: 384

Description: Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n’a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l’épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu’il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu’il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l’extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu’il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappé au virus et qu’il décide de prendre sous son aile. 
Son seul espoir : le rendez-vous fixé par Warriors of Times.

Lire la chronique de U4 Stéphane

Le petit rappel: U4 est une série de quatre livres: Stéphane, Yannis, Koridwen et Jules à lire dans l’ordre que l’on veut et écrit en coopération par quatre auteurs français différents. 1 univers/4 personnages.


Alors… Jules est le deuxième livre que je lis dans la série U4, j’avais commencé avec Stéphane. Et d’après mes souvenirs, plus la chronique que j’ai pu écrire à propos de ce livre, je me rends compte que le livre sur Jules m’a beaucoup moins plu. J’avais trouvé que le livre sur Stéphane était bien écrit et malheureusement je me suis fait la réflexion inverse pour Jules… Non pas que l’auteur n’écrive pas bien, mais je n’ai pas adhéré à son style. Ce qui m’a le plus dérangé est la présence un peu trop dense de la vulgarité. Il y a beaucoup de grossièretés que je trouve parfois inutiles bien que réalistes. De plus, je n’ai pas trop accroché à la manie de donner des surnoms à tout le monde… c’est sympa mais ce n’est pas ma tasse de thé.

Je me suis également posé cette question, ai-je moins accroché au personnage de Jules car c’est un garçon? Pourtant j’avais trouvé Stéphane un peu froide mais elle reste une fille, j’ai donc peut-être moins réussi à m’identifier au personnage… De plus, il y a une différence fondamentale entre les deux livres: dans Stéphane, il y a vraiment un road-trip, le voyage entre Lyon et Paris qui permet un dynamisme certain. Ce qui est plus compliqué dans le livre de Jules, c’est que l’action se déroule complètement à Paris. J’ai trouvé cela intéressant tout de même car cela nous donne un autre point de vue de la situation du pays. L’armée parait très cruelle, les personnages doivent faire preuve de prudence et d’intelligence pour survivre autant pour faire face à l’armée que pour faire face à d’autres gangs de survivants.

Une fois encore, le croisement entre les personnages est intéressant. J’ai pu découvrir des scènes que je connaissais déjà mais sous le point de vue d’un autre personnage tout en découvrant de toutes nouvelles scènes. Je suis pressée d’avoir lu les quatre tomes pour pouvoir mettre toutes les situations en perspective car les auteurs ont vraiment réussi à organiser des scènes avec tous les duos possible. Donc selon l’ordre de lecture que nous avons décidé d’effectuer, chacun va découvrir les informations dans un ordre différents.

Finalement, je me rends compte que j’ai eu beaucoup plus l’occasion de découvrir le personnage de Koridwen -qui est désormais la seule dont je ne connais pas le destin final- et je pense que j’accrocherai beaucoup plus à son histoire. U4 Jules reste tout de même un livre sympa malgré tout ce que je peux en dire mais, à mon avis, il ne s’agira pas de l’opus qui me marquera le plus.

Note 6/10

La faucheuse

la-faucheuse,-tome-1---futur-parfait-878048-264-432Auteur: Neal Shusterman

Edition: Robert Laffont

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2017

Pages: 493

Description: MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement « glané » par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs. Et bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. 

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, je n’en ai vu que la couverture et elle ne m’a pas vraiment convaincue. Puis au fur et à mesure je voyais l’engouement autour de ce roman augmenter, j’ai donc décidé de jeter un coup d’œil à la quatrième de couverture, oh quelle erreur, il s’est presque aussitôt retrouvé dans ma PAL et je l’ai désormais dévoré.

Il s’avère que j’ai adoré cette lecture pour plusieurs raison. Le monde créé par Neal Shusterman m’a paru très cohérent. L’humanité a découvert le secret de l’immortalité. Il n’y a plus ni guerre, ni famine, ni maladie, on pourrait presque croire à un monde parfait. Cependant il y a un os: si personne ne meurt mais que des enfants naissent, la population va finir par être bien trop importante. La solution qui a été trouvée est de former une communauté de tueurs professionnels: les faucheurs. Ils vont devoir s’occuper de « glaner » aléatoirement et sans parti pris un certain nombre de personnes.

C’est à ce moment qu’arrivent nos deux personnages principaux: Citra et Rowan qui vont devenir contre leur gré (mais bonne nouvelle: seules les personnes qui ne veulent pas être faucheurs peuvent devenir faucheurs) les apprentis de Maître Faraday. Ils vont alors apprendre tous les arts de la mise à mort mais vont également développer toute la compassion dont ils ont besoin.

Bien entendu tout cela serait trop simple sans un peu d’action. La communauté des faucheurs ne comporte malheureusement pas que des gens bien attentionnés et certains n’ont ni compassion ni pitié. Les faucheurs vont alors devoir choisir leur camp. Je ne veux pas trop vous en dévoiler mais suite à une série de péripéties, Citra et Rowan vont devoir se séparer et continuer leur apprentissage chacun de leur côté.

Le roman est écrit à la troisième personne et alterne entre les chapitres avec le point de vue de Citra, ceux du point de vue de Rowan et à chaque fin de chapitre nous pouvons lire un extrait du carnet de bord d’un faucheur (Dame Curie notamment). Cela nous donne des indications sur la manière de penser de différents faucheurs et nous permet à nous, lecteur, de pouvoir prendre du recul et de réfléchir à l’opinion que nous avons de la situation.

L’histoire est aussi fascinante que cruelle. Les moments de glanages sont vraiment intéressants car nous arrivons clairement à faire la différence entre les glanages de Maître Faraday et ceux de Maître Goddard alors que le but final est le même : la mort. L’écriture est pleine de suspens, il y a toujours un élément imprévu qui va permettre à l’auteur de prendre une direction inattendue et de nous tenir en haleine. Il y a juste deux éléments que j’ai réussi à deviner avant de les lire: le sort de Faraday et en quoi consistait l’épreuve finale. Car effectivement, le roman va présenter au fur et à mesure de cette année d’apprentissage les trois conclaves des faucheurs pendant lesquels les apprentis passent à chaque fois une épreuve qui va déterminer s’ils pourront effectivement suivre cette voix.

J’ai bien aimé le système des robes et des patronymes historiques. L’auteur ne cache pas l’horreur des situations et pourtant tout se lit très bien. Les complots « politiques » sont très intéressants. J’ai également apprécié les personnages et notamment l’évolution de Rowan. Le film est en cour d’adaptation par les studios Universal et j’avoue être assez curieuse de voir comment cette oeuvre va pouvoir être adaptée.

En bref, un univers cruel et fascinant porté par une très jolie plume. A découvrir!

Note: 9.5/10

coup de coeur

Au-delà des étoiles

9782266211291Auteur: Beth Revis

Edition: PKJ

Genre: Science-fiction

Parution: 2014

Pages: 440

Description: Cryogénisée, Amy rejoint ses parents à bord de l’immense vaisseau spatial Godspeed, s’attendant à se réveiller sur une nouvelle planète, trois cents ans plus tard. Jamais la jeune fille n’aurait pu imaginer se réveiller cinquante ans trop tôt, abandonnée au milieu d’un vaisseau qui fonctionne selon ses propres règles. Amy se rend bientôt compte que son réveil n’a rien d’un bug informatique. Quelqu’un du vaisseau cherche à tuer les voyageurs endormis en les réveillant avant terme, et, si elle ne retrouve pas très vite sa piste, ses parents pourraient bien être ses prochaines victimes…

Enfin ce roman est sorti de ma PAL! Il y traînait depuis un moment et j’ai eu une soudaine envie de lire de la science-fiction (ce qui n’arrive pas si souvent). Alors, pour commencer ce roman est assez dense: plus de 400 pages, mais finalement je l’ai lu assez rapidement. Il s’agît d’une histoire de science-fiction avec un petit coté thriller car tout au long du roman il y a une enquête pour savoir qui décongèle les personnes cryogénisées.

D’ailleurs en parlant de cryogénisation, elle intervient dès le premier chapitre et j’ai trouvé cela très intelligent et intéressant de la part de l’auteur. Même si j’ai eu du mal à lire ce chapitre car il y avait pas mal d’aiguilles et d’interventions désagréables, j’ai apprécié que l’auteur nous décrive la manière de faire.

La narration se fait à la première personne, alternant entre deux personnages:

  • Amy, une jeune fille de la Terre dont la cryogénisation a été interrompue. J’ai plutôt aimé son caractère et j’ai apprécié pouvoir la suivre dans son adaptation à la vie du vaisseau.
  • Elder, futur Doyen (chef) du vaisseau spatial qui est en stade d’apprentissage. J’ai eu quelques difficultés à m’attacher à ce personnage au départ, il me paraissait un peu bizarre, j’ai eu du mal à le cerner.

Nous allons être plongé dans l’univers du vaisseau qui va se révéler au fur et à mesure être une dictature et même pire. D’ailleurs le livre peut permettre dans une certaine mesure d’amorcer une réflexion sur la dictature et la manière de gérer une société. J’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire cependant. Et j’avoue que s’il n’y avait pas eu tout ce lot -assez important- de révélations vers la fin du roman, je serais restée assez perplexe. Cependant tout fini par se relier.

La plume de l’auteur est assez agréable, je n’ai pas eu l’impression de m’ennuyer car il n’y avait pas de longueurs. De plus, j’ai trouvé son univers bien construit et cohérent, notamment au niveau de l’intrigue.

Finalement il s’agît d’une lecture agréable mais qui n’est pas un coup de cœur. Je pense lire la suite car je suis assez curieuse de savoir comment l’auteur a pu faire évoluer cette histoire sachant que le premier tome pourrait, à mon avis, se suffire à lui-même.

Note: 7/10

Le Joyau, T3: La clé noire

le-joyau-tome-3-la-cle-noire-803628-264-432Auteur: Amy Ewing

Edition: Robert Laffont

Genre: Youg-adult, dystopie

Parution: 2016

Pages: 386

Description: Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire vivent sous le joug de la noblesse du Joyau pour satisfaire leurs moindres caprices. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser les dirigeants cruels et corrompus. Violet a conscience du rôle crucial qu’elle a à jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause : la Duchesse du Lac a mis la main sur sa petite sœur Hazel… Après avoir eu tant de mal à s’échapper du Joyau, Violet va devoir tout risquer pour s’y introduire à nouveau, sauver sa sœur, mais aussi l’avenir de la Cité solitaire…

Lire la chronique du premier tome, du deuxième tome

Et voici le tome de conclusion de cette trilogie, et quelle pure merveille! Je suis vraiment époustouflée, à 100% satisfaite par cette trilogie. Aucun tome ne m’a déçue, ils ont tous su me happer.

Pour parler plus précisément de ce troisième tome, il m’a vraiment interpellé par son intensité, surtout à la fin lors de la grande bataille finale. Et quelle bataille! Je pense que l’on peut dire que c’est un peu une boucherie. Il y a vraiment beaucoup de morts, dont des personnages que l’on connait. Mais ce que j’apprécie c’est que chaque mort est soupesée, est ressentie. La mort n’est pas juste là, sans raison, j’ai trouvé qu’elle avait un but. Celui de nous montrer la portée du sacrifice pour atteindre la liberté à laquelle la Cité Solitaire a droit. De plus, j’ai beaucoup aimé le style d’écriture de cette bataille, la façon dont les Protectrices utilisent leur pouvoir était vraiment très bien chorégraphiée, réfléchie et surtout les actions étaient très bien retranscrites. Cela m’a vraiment emporté, j’avais l’impression de voir les actions au ralenti. Je voyais chaque image se former dans mon esprit, je me croyais vraiment au sein de la bataille.

Et cela n’aurait pas été possible sans les superbes personnages que nous offre Amy Ewing. J’aime vraiment beaucoup Violet, je la trouve forte, courageuse et pourtant vulnérable. Cependant Ash est un peu moins présent. Comme c’est un personnage que j’aime beaucoup, j’aurais pu dire que je trouvais cela dommage mais, au final, la présence plus soutenue de Garnet nous rend un certain équilibre. Et étrangement, j’ai adoré détester la duchesse du Lac. On arrive presque à la prendre en pitié malgré toute la cruauté qu’on lui connait. J’ai presque failli m’attacher à elle. En revanche un point que j’ai trouvé moins développé est le cas d’Hazel. Au final, une partie de l’intrigue tourne autour d’elle et pourtant on ne la voit presque pas.

Dans ce dernier tome j’ai encore une fois adoré la manière dont l’auteur arrive à nous surprendre, à casser le rythme de son histoire pour reprendre un nouvel élan. Et ce qui est assez touchant dans ce tome c’est la manière dont se dévoile, Lucien – ou Cobalt, comme vous voulez. On apprend à mieux le connaître, ce qui n’avait pas vraiment été le cas dans les deux tomes précédents alors qu’il s’agît d’un personnage essentiel. De plus, j’ai trouvé intéressant que ce tome arrive à nous plonger dans les coulisses des domestiques royaux.

Je ne veux pas vous en dire trop donc je vais m’arrêter là. En tous cas je vous conseille cette saga de tout cœur. J’ai aimé chacun des tomes. L’histoire est originale, cruelle, intense. Les personnages sont attachants et évoluent chacun à leur manière. La plume d’Emy Ewing nous hypnotise, nous surprend, nous comble. Bref, un vrai bon moment de lecture.

Une dernière chose, j’ai lu la nouvelle La maison de la Pierre qui nous dévoile ce qu’à vécue Raven pendant son « séjour ». Elle n’a pas été publiée en format papier, elle est seulement en format numérique mais je l’ai bien appréciée. Cela nous permet de comprendre l’état dans lequel on la retrouve…

Note: 10/10

coup de coeur

U4 – Stéphane

9782092556160Auteur: Vincent Villeminot

Edition: Syros

Genre: Young-adult, science-fiction, dystopie

Parution: 2015

Pages: 383

Description: Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…

Voici une lecture dont vous avez peut-être déjà entendu parlé. U4 est une série de quatre livres: Stéphane, Yannis, Koridwen et Jules à lire dans l’ordre que l’on veut et écrit en coopération par quatre auteurs français différents. Au début, m’étant mal informée, je croyais que U4 était un récit post-apocalyptique rempli de zombies et il s’avère que je déteste les zombies. Je n’étais donc pas du tout inspirée par cette saga. Vient ensuite le défi Babelio dans lequel ce tome est intégré. Et quelle chance! En fait, il n’y a aucun zombie et il s’agît vraiment d’un univers fait pour moi!

Ce qui m’a vraiment fait plaisir est de pouvoir lire un roman dystopique dans lequel la catastrophe vient de se dérouler. En effet, dans tous ceux que j’ai pu lire (et ils sont nombreux) à chaque fois l’événement qui a causé un changement radical pour l’humanité s’est passé longtemps avant le récit. Alors que dans U4, il vient tout juste d’arriver. Il va donc falloir que les personnages réussissent à survivre dans ce nouveau monde qui ne s’est pas encore reconstruit. Et cela ne va pas être une mince affaire!

Stéphane est le premier U4 que je lis et j’ai bien apprécié le roman pour plusieurs raisons. En plus de l’univers post-apocalyptique très intéressant qui en plus se passe en France (et oui il n’y a pas que l’Amérique qui survivra après la fin du monde \o/ ), j’ai trouvé les personnages intéressants. Stéphane, une jeune fille en quête de sa famille, notamment de son père qui a survécu mais qui l’a malheureusement abandonnée pour essayer de trouver un remède à la pandémie qui a fait succomber 90% de la population planétaire. La jeune fille va donc faire tout ce qu’elle peut pour survivre sans son aide. J’ai bien aimé son caractère bien que je ne me sois pas trop identifiée à elle. Un des points intéressant est de pouvoir assister au croisement des histoires des quatre personnages de la saga. Et ce qui va être génial, j’espère, c’est de pouvoir revivre certains moments avec un autre point de vue. De plus, je pense que tout le monde peut avoir une approche différente de cette saga selon l’ordre dans lequel il lira les livres. 

Au fur et à mesure de l’histoire, Stéphane et ses alliés vont devoir fuir à Paris, elle pour retrouver son père, eux pour se rendre à un rendez-vous donné par le maître du jeu-vidéo WOT, prétendant pouvoir remonter le temps. J’espère pouvoir avoir plus de précisions sur ce rendez-vous dans les autres tomes car à la fin de Stéphane on ne sait pas ce qu’il advient!  D’ailleurs, je ne sais pas trop quoi dire de la fin. Bizarrement elle m’a très bien convenue alors qu’au final les objectifs du personnage ne sont pas vraiment tenu, c’est assez étrange.

En tous cas, j’ai beaucoup aimé lire un livre en version originale, ce qui est assez rare pour moi. J’ai senti que les mots étaient bien ceux choisis par l’auteur. Les chapitres sont assez courts ce qui permet une lecture rapide et dynamique. En fait, j’ai un peu vécu cette lecture comme un film qui se déroulait au fur et à mesure. De plus, les différentes étapes de l’histoire permettent de changer de rythme régulièrement. Pourtant, malgré cela, j’ai peut-être trouvé que le départ était un tout petit peu long le temps de partir de Lyon et idem pour l’arrivée à Paris mais en même temps… je pense que cela sert à nous mettre dans l’ambiance. Nous faire croire qu’une routine peut s’installer pour mieux nous démontrer l’inverse ensuite.

En bref, un livre survival bien écrit et qui se lit très bien. Je vais acheter et lire les quatre, maintenant c’est sûr. Sans être une fan inconditionnelle comme je peux l’être pour Les chroniques lunaires ou Le Joyau par exemple, j’ai passé un très bon moment et j’ai beaucoup aimé cette lecture. Et bien entendu, je vous la conseille.

Note: 8/10

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Défi babelio

L’élite, T3: Dernière épreuve

l'elite t3Auteur: Joëlle Charbonneau

Edition: Milan

Genre: Science-fiction, dystopie, young-adult

Parution: 2016

Pages: 277

Description: Cia a découvert les secrets du Test.
Aujourd’hui, elle veut y mettre fin.
Mais elle ne peut pas le faire seule.
À qui peut-elle réellement faire confiance ?
Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

Ca y est, j’ai fini le dernier tome de cette saga! La chronique ne va sans doute pas être très longue car je ne ferais que répéter tout ce que j’ai dit dans mes chroniques des tomes précédents. Ce que j’apprécie c’est qu’il y a une vraie continuité dans l’écriture, dans le suspens que l’auteur arrive à nous faire ressentir du premier au dernier tome. De plus, un autre avantage, moi qui suis pourtant en période de déménagement et qui n’ai pas énormément de temps pour lire, j’ai réussi à le boucler rapidement. Le suspens nous empêche de le lâcher, on veut toujours connaître la suite.

Cia est toujours une battante qui a beaucoup évolué au fil des tomes et qui est consciente de ne plus être la même. Pourtant elle ne sait pas si c’est vraiment une bonne chose vu ce qu’elle a fait pour en arriver là. Ce qui est intéressant dans ce troisième tome, c’est que Cia va tester ses « amis » pour savoir si elle peut avoir confiance en eux et en faire ses alliés. Encore une fois, cela amène une vraie tension.

Au niveau du scénario de ce troisième tome, il se concentre sur la tentative d’abolition du Test. Et donc toute la préparation et le plan pour pouvoir y mettre fin en essayant de ne pas mourir. Dans ce tome, des ennemis et des alliés inattendus font leur apparition.

Il y a tout de même des petits points qui m’ont embêté dans ce tome. Ils se situent surtout à la fin. Cette fin est plutôt ouverte alors que moi j’aime quand les conclusions sont bien détaillées. Au final, on s’en remet plutôt à notre imagination pour la suite des événements. De plus, je trouve que c’est un peu la même chose pour l’histoire d’amour Cia-Tomas. Donc même si la fin est bien, je pense que l’auteur aurait pu aller un peu plus loin.

Ca reste tout de même une très bonne saga dystopique que je vous recommande vivement!

Note: 8/10

L’élite, T2: Sous surveillance

l--lite,-tome-2---sous-surveillance-540500-250-400Auteur: Joëlle Charbonneau

Edition: Milan

Genre: Science-fiction, dystopie, young-adult

Parution: 2015

Pages: 286

Description:  Après avoir réussi le Test, Cia rentre enfin à l’Université où elle va découvrir sa « matière principale » et la carrière dans laquelle elle devrait se lancer. Cependant, les test ne sont pas finis. Afin de montrer qu’elle est la meilleure et qu’elle est capable, elle devra encore surmonter des obstacles: notamment l’induction, une série d’épreuves inventées par les dernières années. Cia réussit toujours avec excellence et cela va soulever des questions…restera-t-elle dans la course et arrivera-t-elle à changer les choses?

Et voilà, j’ai fini le deuxième tome de cette saga et je ne suis pas déçue! Pourtant ce n’est pas rare que le deuxième tome d’une trilogie soit clairement en dessous du niveau du premier mais pour l’Elite, je n’ai pas eu cette impression, au contraire. L’action met moins de temps à apparaître que pour le premier tome auquel j’avais reproché un départ un tout petit peu long. J’adore cette ambiance d’examen, de tests perpétuels. Et bien sûr, j’ai adoré lire la phase de l’induction: une sorte de bizutage à l’intention des première année mais qui reste dangereux.

Le début du tome 2 est dur pour Cia, elle sait qu’il se trame des choses mais ne se souvient pas de tout pour autant, elle reste donc sur ses gardes et elle a raison. Entre les cours, le stage, la menace du docteur Barnes et les rebelles en tant que cerise sur le gâteau, elle n’a pas le temps de s’ennuyer. Ce que je trouve très fort, c’est que l’auteur arrive à nous faire ressentir la même méfiance que Cia. A chaque fois qu’un personnage s’approche un peu trop, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a de mauvaises intentions, hormis Tomas bien sûr. D’ailleurs Tomas est un peu moins présent dans ce tome!

Il y a tout de même un petit point qui me dérange dans ce tome mais aussi dans le premier. En effet, il y a beaucoup de candidats, de nouveaux arrivent dans le tome 2 qui n’étaient pas présents dans le tome 1 et j’avoue que j’ai parfois du mal à les replacer seulement grâce à leurs prénoms. Et j’arrive encore moins à me souvenir de l’apparence physique de certains. Ce n’est pas grave en soi mais c’est un peu dommage.

La tension est présente tout au long de ce tome 2 et le dernier tome s’annonce mouvementé. Plusieurs coups de théâtre se passent dans les 100 dernières pages. Certains sont plutôt tristes. En tout cas, ce tome se lit encore une fois très vite, j’ai eu du mal à le lâcher. Je suis pressée de découvrir le dénouement de cette histoire qui sera heureux je l’espère!

Mais pour cela il me faut lire le tome 3! Au travail!

Note: 9/10

coup de coeur